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Un Polynésien fait partie des militaires de l'opération Sentinelle blessés à Levallois-Perret

Un soldat polynésien fait partie des six militaires de l'opération Sentinelle blessés, ce mercredi 9 août, dans une attaque à Levallois-Perret. Un véhicule a foncé sur eux vers 8h. Le suspect de l'attaque a été arrêté. Une enquête antiterroriste est ouverte.

Un Polynésien fait partie des militaires de l'opération Sentinelle blessés à Levallois-Perret. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Un Polynésien fait partie des militaires de l'opération Sentinelle blessés à Levallois-Perret.
  • La1ère.fr (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
L'un des six soldats blessés ce mercredi 9 août à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est originaire de Polynésie. Dans le cadre de l'opération Sentinelle, renforcée depuis les attentats de 2015, les soldats originaires des Outre-mer sont nombreux à participer aux missions de surveillance dans Paris.
 

Un suspect interpellé

Selon les informations de La1ère, ce Polynésien fait partie des militaires visés par l'attaque de ce matin. Vers 8h, un véhicule a foncé sur eux faisant six blessés. Le suspect a été interpellé dans l'après-midi sur l'autoroute A 16 qui relie Paris à Boulogne-sur-Mer, au terme d'une chasse à l'homme.
 

Ministres à l'hôpital

Né en 1980, il est "susceptible d'être l'auteur" de l'attaque, "car il était à bord" et "a tenté de prendre la fuite", a précisé une source judiciaire. "Nous savons que c'est un acte délibéré, ce n'est pas un acte accidentel", a insisté de son côté le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), où il est venu voir trois des blessés. Présente à ses côtés, la ministre des Armées, Florence Parly, a condamné "cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à oeuvrer pour la sécurité des Français".
 

35e régiment d'infanterie de Belfort

Les militaires visés font partie du 35e régiment d'infanterie de Belfort, a précisé Florence Parly, ajoutant que les trois militaires blessés à qui elle a rendu visite avec Gérard Collomb étaient "très légèrement blessés". Les trois autres, admis à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), "ne sont pas gravement blessés", a-t-elle poursuivi, évoquant des "nouvelles rassurantes". (Ci-dessous les précisions de France Ô).

Reportage
 

L'attaque

L'attaque a eu lieu dans la ville cossue de Levallois-Perret, qui abrite notamment la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle s'est déroulée peu avant 8h en plein centre-ville, dans une rue piétonne et devant un immeuble HLM de 12 étages qui donne sur un parc arboré. Les militaires de Sentinelle y disposent au rez-de-chaussée d'un local.
 
"Une voiture qui était dans le quartier est arrivée" vers le groupe de soldats, "elle roulait doucement, à 5 mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter", a expliqué Gérard Collomb. Un témoin, cité par BFMTV, a précisé avoir vu la voiture rentrer d'abord "dans trois militaires" puis "dans trois autres".
          
"J'ai entendu un énorme bruit", a raconté à l'AFP Thierry Chappé, un résident de l'immeuble, qui a vu depuis son balcon "deux militaires à terre, semblant inanimés", entourés d'une dizaine d'autres soldats. Le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, et le Premier ministre Edouard Philippe, ont tous deux exprimé leur soutien aux militaires visés
et à leurs proches.
 

Une enquête antiterroriste

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste".
 

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts. Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques. Le 3 février dernier, un militaire originaire de Wallis-et-Futuna avait été blessé dans l'attaque à la machette au Carrousel du Louvre à Paris. Le 14 juillet, le président Emmanuel Macron a annoncé que Sentinelle allait être revue "en profondeur" pour notamment "prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace".

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