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Procès Mérah: 'Il m'a détruit la vie", Loïc Liber, militaire guadeloupéen

Grièvement blessé en 2012 par Mohamed Mérah à Montauban, le militaire guadeloupéen, tétraplégique, n'a pu se rendre au procès devant les assises spéciales de Paris. Il y assiste par visioconférence, depuis sa chambre d'hôpital. Martin Baumer de franceinfo a recueilli son témoignage. 

© MB franceinfo
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Loïc Liber n'assistera pas cette seamine au palais de justice de Paris au procès du frère de Mohamed Merah, qui a tué en mars 2012
au nom du jihad trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police. Le militaire guadeloupéen, grièvement blessé ce jour-là, est aujourd'hui tétraplégique. Il suivra les débats grâce à un système de visioconférence depuis sa chambre d'hôpital. 


Paralysé au terme d'une longue période d'hospitalisation

Le 15 mars à Montauban, à deux pas du 17è régiment du génie parachutiste, Mohamed Mérah, muni d'un Colt 45 tenu à deux mains, fait feu sur trois "bérets rouges" en treillis qui retirent de l'argent, vers 14H00, au distributeur automatique. Abel Chennouf, 25 ans, est le premier à s'écrouler. Il périt criblé de six balles, au pied du distributeur. Mohamed Legouad, 23 ans, tente d'échapper à son agresseur mais celui-ci le poursuit et lui tire un coup de feu à bout portant à l'arrière de la tête. Le militaire succombe victime de neuf balles.

Loïc Liber, 27 ans, qui les accompagne, est le dernier à avoir été fauché par Mohamed Merah. Il est touché au niveau des cervicales, alors qu'il tentait de se mettre à l'abri sous les coups de feu. Après une période d'amnésie, il est resté paralysé au terme d'une longue période d'hospitalisation.

Le journaliste Martin Baumer, journaliste à franceinfo, a rencontré Loïc Liber dans sa chambre d'hôpital. Son témoignage : 

"Aidez-nous"
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Depuis ce jour sombre de 2012, les parents de Loïc se relaient auprès de leur fils pour lui apporter un soutien affectif et l'inciter à continuer de se battre.

"Ils sont obligés de faire des efforts financiers très importants puisque Loïc ne peut pas rester seul. Si Loïc était seul, il s'éteindrait, donc il a besoin de sa maman et de son papa. A tour de rôle Emilienne et Jean-Luc viennent de Guadeloupe, quasiment tous les deux mois... Quand ses parents ne sont pas là, je ressens la détresse de Loïc", indique Me Bergès-Kuntz, qui ajoute, "je demande à l'Etat par le fond de garantie de continuer à indemniser mes clients des sommes qu'ils sont obligés d'investir... Sinon Loïc Liber qui est un soldat de France sera oublié et ses parents ne pourront plus venir." 

Me Bergès-Kuntz

 

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