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Qui est le jeune Mahorais soupçonné d'être impliqué dans plusieurs homicides à Montluçon ?

  • La1ère.fr
  • Publié le , mis à jour le

A Montluçon, Zaki un jeune Mahorais de 18 ans est soupçonné d'être impliqué dans plusieurs homicides de personnes âgées. Ses proches témoignent. Un autre individu lui aussi d'origine mahoraise est activement recherché. Reportage à Montluçon de La1ère.fr.

Le domicile de Zaki à Montluçon © La1ère.fr
© La1ère.fr Le domicile de Zaki à Montluçon
"Zak n'est pas facile, mais ce n'est pas un méchant". A 25 ans, le grand frère de Zaki est anéanti. Interpellé lundi soir à Montluçon, son jeune frère de 18 ans a été placé en garde à vue au commissariat pour viol en réunion. Il a été mis en examen et écroué pour ces faits, selon le procureur de la République. Les enquêteurs le soupçonnent également d’être impliqué dans le meurtre de personnes âgées. En dix jours, trois homicides ont été perpétrés dans cette ville de l’Allier au centre de la France.

"Il fallait qu’il rentre à Mayotte"

Originaire de Mayotte, le grand frère de Zaki vient de prévenir son père qui vit dans l'île. "Je n'ai même pas osé le dire à ma mère", confie le jeune homme étudiant en BTS à Montluçon. Depuis deux ans, il s'occupait de son petit frère qui était arrivé de Mayotte et qui vivait avec lui. "C'était compliqué, il avait de mauvaises fréquentations, ce n’était pas un malin, je ne savais plus comment faire", raconte le grand frère qui avait alerté ses parents. "Je leur avais dit de le reprendre à Mayotte, qu'il avait besoin d'une vraie autorité parentale, il fallait qu'il rentre".

Influençable 

Le jeune Zaki est déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants et de cambriolages. Il devait comparaitre le mois prochain pour un vol de matériel informatique. Inscrit à la mission locale de Montluçon, Zaki venait de commencer une formation dans un restaurant de la ville. 

Ses amis le décrivent comme quelqu’un "de calme, de sociable, de généreux, toujours prêt à aider les autres". "Je ne l’ai jamais vu se battre, il n’est pas violent", affirme Marion, une amie. "S’il a violé, c’est forcément sous l'emprise de l’alcool, de stupéfiants et surtout sous l’influence de quelqu’un. En tous cas, il ne peut pas avoir tué, il est incapable de ça". Selon ses proches, avec alcool et stupéfiant, Zak pouvait devenir très influençable. "Il y a forcément une tête pensante au dessus de lui", poursuivent-ils. "Zak n’est qu’un pion, c’est à cause de ses mauvaises fréquentations qu’il en est là", affirme Mélissa, une amie.
Le commissariat de Police de Montluçon où Zaki et un autre homme ont été placés en garde à vue. © La1ère
© La1ère Le commissariat de Police de Montluçon où Zaki et un autre homme ont été placés en garde à vue.

Un autre Mahorais recherché 

Interpellé lundi dernier pour viol en réunion et séquestration, Zaki a été placé en garde à vue. Une autre personne de 20 ans a également été arrêtée pour les mêmes faits et un troisième individu est activement recherché par les forces de l’ordre. Selon nos informations, Zaki considérait ce troisième individu comme un "cousin". D’origine mahoraise et malgache, il aurait eu une forte emprise sur Zaki ces derniers temps.

Montluçon sous le choc

Alors que l’enquête s’accélère ces derniers jours, les habitants s’interrogent. "Comment des jeunes peuvent-ils être capable d'une telle violence ?", lance une femme qui connaissait très bien le couple Deglinocenti sauvagement tué dans la nuit du 2 au 3 mars. "Massimo était quelqu’un de tellement gentil et courageux". Au matin du 3 mars, les corps de ce couple de retraités de 71 et 85 ans, ont été découverts à leur domicile, rue Raquin. Selon un communiqué du parquet mercredi 15 mars, une ouverture d'information judiciaire contre X est envisagée pour "homicides volontaires précédés, accompagnés ou suivis d'un autre crime, en l'espèce des actes de torture ou de barbarie sur personnes vulnérables. Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 

Au sujet de l’homicide volontaire sur Jeanine Ponce, 74 ans, lundi 13 mars, le procureur de la République de Cusset qui conduit les enquêtes estime que "des rapprochements peuvent être effectués, notamment en raison du mode opératoire avec l’affaire précédente". 

Interrogé par France 3 Auvergne, le maire de Montluçon a réagi. "Je ne peux pas m’empêcher de penser que ces trois meurtres et ce viol sont peut être liés au trafic de drogue, a déclaré Daniel Dugléry, Maire (LR) de la ville. Les trois personnes ont été massacrées et ce n’est pas l’oeuvre de quelqu'un qui jouit de toutes ces facultés, c’est sans doute l’oeuvre de quelqu’un qui est sous l’emprise de produits divers et variés".

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