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Assises 2013 : sont jugés les meurtriers du fils de Johnny Catherine et l'incendiaire amoureux

Trois jours d'assises vont être consacrés au procès des oncles de Laurent Catherine, le fils de Johnny Catherine, le célèbre boxeur. Six ans après la fin tragique son père, le jeune homme avait été abattu en pleine rue. Avant, les jurés étudient une tentative d'assassinat. 

L'ombre de Johnny Catherine planera sur les deux jours d'audience consacrés au meurtre de son fils Laurent. © Réunion 1ère
© Réunion 1ère L'ombre de Johnny Catherine planera sur les deux jours d'audience consacrés au meurtre de son fils Laurent.
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
Pascal Dolphin, 40 ans, n'a jamais accepté d'être séparé de sa concubine. Le 5 Mars 2011 à 5 heures du matin, il se présente devant la porte du logement dans lequel son ex a emménagé. Après une tentative de discussion, puis d'intrusion, il tente de forcer l'entrée de l'appartement, sans succès ! Furieux, il saisit un bidon d'essence (il l'a emmené avec lui), asperge la porte et allume le feu. Les sapeurs-pompiers de La Possession vont mettre plus d'une heure à circonscrire l'incendie. Les locataires sont évacués alors qu'une fumée noire et âcre a envahi tout l'immeuble. 

Tentative d'assassinat

Pour ce procès de deux jours, devraient être présents : le nouveau compagnon de la jeune femme, qui dormait au moment des faits. Il s'est fracturé une cheville, un pied et s'est déplacé une vertèbre en sautant par le balcon. L'ex-concubine, toujours sous le choc. Elle a été intoxiquée par les fumées. Elle était la cible de l'accusé (Pascal Dolphin comparaît pour tentative d'assassinat). Enfin les voisins, ils ont été surpris par ce feu qui a éclaté à 5 heures du matin. La grande majorité a été réveillée par l'intervention des sapeurs-pompiers et évacuée en bas de l'immeuble en petite tenue. Toutes les victimes veulent entendre, vendredi et lundi, l'auteur de ce geste criminel qui, par chance, n'a pas fait de morts. 

La famille Catherine victime et bourreaux 

Comme un écho diphonique, l'histoire de Laurent Catherine. Le 23 janvier 2011, un peu plus de six ans après la mort de son père, le jeune homme de 19 ans est abattu en pleine rue à Saint-François. Là encore, c'est une expédition punitive. Là aussi, la victime n'a pas le temps de prendre la fuite. En revanche, cette fois, le règlement de compte est intrafamilial. Trois oncles et  la compagne de l'un d'eux ont fait le déplacement. Axel Catherine, Thierry Payet et Sully Dalleau veulent que leur neveu arrête de faire régner la terreur dans la famille et dans le quartier. Depuis plusieurs jours déjà, ils se sont promis de le calmer. Le dimanche 23 janvier quand les oncles de la victime arrivent sur place, ils tentent de discuter avec Laurent, mais c'est peine perdue.

A l'image de son père

Le jeune homme, marche désormais sur les traces du "coq de Saint-François", Johny son défunt père, son modèle. Comme lui, il se consacre à la boxe. Comme lui il vit dans la rue. Comme lui, il n'a pas de "maître". D'ailleurs, comment pourrait-il vivre autrement ? Tout le monde lui dit depuis toujours : "Tu lui ressembles". 
Il ne peut pas y avoir de discussion. Les trois tontons, qui ne sont pas des anges, perdent patience. Thierry Payet saisit le fusil et avance vers son neveu. Le coup part. Accidentellement selon les accusés, volontairement selon l'expert en balistique. Pendant, trois jours le nom de la famille Catherine et la mémoire de Johny, le coq de Saint-François vont résonner dans la salle d'audience de la cour d'assises. Un procès qui va débuter mardi et s'achever jeudi.

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