publicité

Les TAAF, cinquième future plus grande réserve marine du monde

La France veut créer la plus grande réserve marine au monde dans le sud de l'océan Indien. Le projet de Ségolène Royal, ministre de l'écologie et du Développement durable et de l'énergie, serait créé dans la ZEE (Zone économique exclusive) des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

© Jean-Philippe Palasi
© Jean-Philippe Palasi
  • Réunion 1ère
  • Publié le , mis à jour le
PARIS – The Pew Charitable Trusts tient à féliciter la France qui envisage d’étendre la réserve naturelle nationale des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) en créant une réserve marine hautement protégée d’environ 550 000 kilomètres carrés, soit une surface légèrement plus grande que la France métropolitaine.
Cette réserve située au sud de l’océan Indien serait le premier grand sanctuaire marin dans les eaux françaises et la cinquième plus grande zone marine hautement protégée dans le monde. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal l’a annoncé en novembre 2015 puis lors des négociations historiques de l’ONU sur le climat (COP 21), qui se sont récemment conclues en France.
« Ces eaux figurent parmi les mieux préservées de la planète et ont une importance biologique considérable », a déclaré Nicole Aussedat, qui travaille à Paris pour le programme Héritage mondial des océans de Pew. « En créant un grand sanctuaire marin, la France établirait un site de référence en matière de conservation dans cette région du monde isolée et préservée. »

Les TAAF, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie françaises en pointe

La nouvelle réserve engloberait 5 % des eaux françaises. Elle représenterait une avancée majeure en vue d’atteindre les objectifs mondiaux de conservation des océans. Les scientifiques ont recommandé qu’au moins 30 % des habitats marins soient strictement protégés par des réserves marines. Avec  ses territoires d’outre-mer, la France détient la deuxième plus grande zone économique exclusive au monde.
En France, le programme Héritage mondial des océans travaille en partenariat avec les communautés locales, les gouvernements et les scientifiques en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, deux territoires du Pacifique sud reconnus à la fois pour leurs écosystèmes en bon état et la diversité de leurs espèces. En Polynésie française, Pew aide les communautés des îles Australes à sauvegarder les eaux de cet archipel. Le gouvernement local a annoncé qu’il souhaitait protéger un million de kilomètres carrés dans cette zone, ce qui pourrait devenir la plus grande réserve marine du monde.

Le projet : "Héritage mondial"

La récente annonce de la France s’ajoute à d’autres engagements internationaux intervenus au cours d’une année qui s’est avérée historique, avec la protection d’une superficie océanique de plus de 2,9 millions de kilomètres carrés. Le projet Héritage mondial des océans a soutenu plusieurs de ces efforts.  En mars 2015, le gouvernement britannique a annoncé son intention d’établir la réserve marine des îles Pitcairn dans le Pacifique sud. Le 28 septembre, le Premier ministre néo-zélandais John Key a déclaré que son gouvernement allait créer un sanctuaire marin autour des îles Kermadec, à environ 1 000 kilomètres au nord-est de l’île du Nord. Le 5 octobre, la présidente chilienne Michelle Bachelet a promis de travailler avec la communauté de l’île de Pâques afin d’adopter une proposition de parc marin hautement protégé dans les eaux de l’île. Et le 28 octobre, le président des Palaos Tommy Remengesau Jr. a acté la décision de créer le sanctuaire national marin des Palaos, qui protège intégralement 80 % des eaux de cette nation insulaire du Pacifique.

Les TAAF un "Héritage mondial"
© Jean-Philippe Palasi
© Jean-Philippe Palasi
L'océan, la faune et la flore sanctuarisés
© Jean-Philippe Palasi
© Jean-Philippe Palasi

Sur le même thème

ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play