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La crise dure entre planteurs et usiniers sur le prix de la tonne de canne

Une journée de mobilisations et de négociations, toujours sans résultats. Les parlementaires tirent la sonnette d'alarme.

© Imaz Press Réunion
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  • Par Gilbert Hoair
  • Publié le , mis à jour le
L’augmentation du prix de la tonne de canne, proposée par les représentants de Tereos est de 2,50 euros.
On est encore loin des 6 euros demandés par les syndicats de planteurs.

Les discussions reprendront ce vendredi. Les planteurs attendent une issue au bras de fer commencé il y a plus d’un mois, que les élections législatives avaient mis entre parenthèse.
 
Le soutien des députés
 
En ce jeudi, les manifestants ont reçu la visite des députés qui sont rentrés dans leur circonscription. Huguette Bello et Jean-Hugues Ratenon sont venus devant la préfecture apporter leur soutien.

Pour Jean-Hugues Ratenon : « Il faut sauver la canne, c’est notre richesse, c’est notre histoire, c’est tout pour nous ».
Pour Huguette Bello, « les planteurs mènent un combat pour obtenir le prix juste de la tonne de canne ».
Les députés Huguette Bello et Jean-Hugues Ratenon soutiennent les planteurs

 
Nathalie Bassire venue à la rencontre des planteurs devant l'usine du Gol : "il est important qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible si nous voulons avoir une belle campagne sucrière."
La position de Nathalie Bassire députée de la 3ème circonscription

Thierry Robert  a rencontré la Ministre des Outre-mer à propos de cette crise.
Il rapporte que le gouvernement s’engage sur deux points :

- Pendant les prochaines 48h, l'État prendra une part active dans la recherche d'une solution, notamment auprès de la direction de Téréos. 

- Dans le cas où une solution n'était pas trouvée dans ce délai, une rencontre entre les parties sera organisée à Paris ou à La Réunion par la Ministre des Outre-mer et le Ministre de l'agriculture afin de mettre chacun devant ses responsabilités.

Le communiqué de la sénatrice Gélita Hoarau

Gélita Hoarau a participé ce jeudi soir à une rencontre des parlementaires des outre-mer avec Annick Girardin, ministre des Outre-mer.
Au cours de cette réunion, la sénatrice de La Réunion a exposé à la ministre la gravité du conflit entre l'industriel Tereos et les planteurs au sujet de l'avenant de la Convention canne qui lie ces acteurs à l’État. Les divergences portent sur le prix de référence de la tonne de canne à sucre payée par l’industriel au planteur.
La sénatrice de La Réunion a souligné que la situation est en train de se tendre, avec l'entrée possible dans le mouvement de travailleurs d'autres secteurs économiques.
Compte-tenu de l'évolution de la situation et du fait que l'État soit partenaire dans la Convention canne, Gélita Hoarau a proposé à la ministre des Outre-mer de venir à La Réunion.
Dans sa réponse, Annick Girardin a déclaré que l'État recherche des solutions pour une issue au conflit cette semaine, à défaut, la ministre a évoqué la tenue d'une réunion à Paris avec les acteurs  oncernés.

Par ailleurs, Gélita Hoarau a également discuté avec la ministre de la question des Assises des outre-mer. Elle lui a indiqué que le préalable au développement est la suppression de l'alinéa 5 de l'article 73 de la Constitution.

 
Le soutien de la CGTR
 
A la mi journée, le président de la Chambre d’agriculture a rencontré les représentants des fédérations de la CGTR. Le syndicat pourrait mener des actions dès lundi si aucune solution n’était trouvé d’ici là.

Le point sur le conflit à la mi journée

 
L’appel au calme de la préfecture

La préfecture a publié ce communiqué :

Les perturbations qui ont eu lieu ces derniers jours dans le cadre des négociations sur l’actualisation de la convention canne pèsent sur la vie quotidienne des réunionnaises et des réunionnais et sur l’activité économique. 

Afin de prévenir tout incident et des troubles plus graves à l’ordre public, le préfet de La Réunion appelle au calme et à la responsabilité de chacun. 

Le blocage des routes et des sites liés à l’activité de la filière canne ne sauraient devenir un moyen d‘expression des revendications. L’heure est au travail et à la négociation au sein de l’interprofession. Tout débordement et toute tentative de déstabilisation des négociations en cours sont contraires à la nécessaire sérénité des débats. Tout acte répréhensible est susceptible de faire l’objet de poursuite.

Les négociations qui se déroulent sous l’égide de l’État depuis le 6 juin 2017 se poursuivent intensément afin de permettre aux parties de trouver une solution. 

 
Ce jeudi soir, lors du Facebook Live diffusé sur la page de Réunion1ère, les planteurs manifestaient une certaine exaspération devant la lenteur des négociations.

 

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