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La lutte s’organise contre nouvelle mouche des fruits à La Réunion

La mouche  Bactrocera dorsalis a été détectée dans plusieurs endroits de l’île. Les producteurs de fruits et légumes, les particuliers ayant des arbres fruitiers, sont appelés à participer au plan de lutte.

© Brigitte Hoarau (Réunion1ère)
© Brigitte Hoarau (Réunion1ère)
  • Par Gilbert Hoair
  • Publié le , mis à jour le
Il est interdit d’importer des produits frais non traités dans l’île pour éviter l’introduction d’insectes nuisibles.
Malgré les contrîôles, une nouvelle mouche des fruits a été repérée. Une mouche qui va pondre dans les fruits ou les légumes, les rendant invendables.
Les avocats, les bananes, les papayes, les ananas, mais aussi les goyaviers sont  parmi les fruits les plus attaqués.
C’est une des espèces de mouches des fruits les plus nuisibles.

 
La préfecture annonce un plan de lutte et lance un appel aux particuliers.
 
Voici le communiqué de la préfecture :
 
La fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) a détecté, pour la première fois à La Réunion, une nouvelle mouche des fruits Bactrocera dorsalis dans le cadre de la surveillance biologique du territoire dans les communes du Port, de Saint-Paul, de La Possession, de Sainte-Rose et de Saint-Joseph.

Cette détermination a été confirmée localement par le CIRAD et par le laboratoire national de référence (ANSES, LSV, unité d’entomologie de Montpellier) le vendredi 5 mai 2017.

Cet organisme nuisible réglementé s’attaque aux productions de fruits et légumes, les rendant non commercialisables.
Conformément au plan de lutte défini en 2012 avec les professionnels, des mesures ont été immédiatement mises en place par les services de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la fôret (DAAF) en lien avec l’ensemble des partenaires (FDGDON, chambre d’agriculture, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), Réserve Naturelle de l’Etang Saint-Paul, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), communes concernées) :

  • mesures de surveillance renforcée : mise en place de pièges selon des densités établies par le plan de lutte dans des rayons de 500 à 2500 m autour des lieux de capture ;
  • mesures de gestion par traitements hebdomadaires ciblés : application sur un support d’attractifs alimentaires couplés à un insecticide homologué dans un rayon de 500 m autour des foyers.
Les particuliers sont concernés

En complément de mesures d’urgence, et compte tenu de l’impact phytosanitaire et économique, il importe que chacun puisse contribuer à la lutte contre ce ravageur. Il est ainsi demandé aux agents communaux et aux particuliers d’utiliser contre cette mouche les bonnes pratiques suivantes :

  • il est notamment demandé aux personnes qui possèdent ou gèrent des arbres fruitiers ou cultivent des légumes, de ramasser l’ensemble des fruits et légumes tombés au sol, de les enfermer hermétiquement dans un sac poubelle et de laisser ce sac exposé pendant au moins 15 jours au soleil en le maintenant toujours fermé. Passé ce délai de 15 jours, les résidus peuvent être compostés.
Enfin, le réseau de surveillance biologique du territoire a été renforcé (pièges supplémentaires) et un bilan complet de la situation phytosanitaire sera établi au niveau de l’ensemble de l’île pour juin 2017 afin d’adapter les premières mesures.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :

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