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Planteurs et usiniers signent la convention canne

Après 1 mois et demi de négociations et 13 jours de manifestations des planteurs au Barachois, une convention est signée pour les 5 ans à venir.

Signature de la convention canne à la préfecture © Imaz Press Réunion
© Imaz Press Réunion Signature de la convention canne à la préfecture
  • Par Gilbert Hoair
  • Publié le , mis à jour le
Les négociations ont été longues et difficiles.
Les planteurs avaient fixé la barre à 6 € d’augmentation pour le prix de la tonne de canne de référence. Les représentants de Tereos, propriétaires des deux usines sucrières de l’île, avaient commencé les discussions à 0,49€.
Une proposition qui avait provoqué la colère des planteurs qui avaient organisé des opérations escargots, des barrages filtrants, et une occupation du Barachois pendant 13 jours pour faire pression.
 
Jeudi dernier le représentant de l’Etat avait jeté l’éponge en disant que les avancées étaient conséquentes. Le prix proposé par Tereos était monté à 2,50€.
Le nouveau préfet, Amaury de Saint-Quentin, avait jeté un froid dimanche soir en recevant les représentants de syndicats de planteurs en soulignant qu’en Europe, le revenu agricole baisse en moyenne de 8% par an, et qu’il fallait saisir la proposition d’une augmentation de 5% du revenu des planteurs à La Réunion.
Il exhortait les négociateurs à finaliser le compromis par une convention.
Finalement, la dernière proposition de Tereos d’augmentation de 2,60€ trouvait l’accord des planteurs.
 
Que prévoit la l’accord ?
 
L’accord signé prévoit :
  • Une augmentation de 2,60€ du prix de la tonne de canne à 13,8 de richesse en sucre.
  • Un intéressement de 0,88€ d’intéressement sur la vente du sucre
  • Une aide de 0,40€ par tonne versée aux planteurs qui produisent moins de 700 tonnes de canne.
70% des planteurs de La Réunion obtiennent une augmentation de 3,88€, les autres 3,48€.

Les représentants syndicaux avaient le sourire en entrant à la préfecture pour signer la nouvelle convention canne.
Les planteurs sont assurés, avec cette convention, que la totalité de la production sera traitée dans les deux usines de Bois Rouge et du Gol.

La camapagne sucrière peut commencer la semaine prochaine dans l'Est. 


Revoir le Facebook live de la signature de la convention à la préfecture


Un accord salué par les ministres Annick Girardin et Stéphane Travert.
 


Le communiqué du Syndicat du sucre qui souligne les avancées.

 

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