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[SERIE 3/5] Venir étudier dans l’Hexagone : des ingénieurs en herbe réunionnais choisissent Laval pour se former

Chaque année, 25 000 jeunes des Outre-mer choisissent d’étudier dans l’hexagone. Parmi eux, six étudiants réunionnais ont fait leur rentrée dans une école d'ingénieurs du monde numérique en Mayenne.

Etudiant réunionnais à Laval
  • Anaïs Furtade / La1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
10H15. L’heure de la pause pour les futurs ingénieurs du campus de Laval de l’ESIEA. En cette journée consacrée à la robotique, un petit groupe d’étudiants en première année débriefe devant l’entrée, au soleil. Ils viennent des quatre coins de La Réunion. Cette première activité en groupe est l’occasion de faire connaissance. Leur point commun : avoir quitté leur famille pour cinq années d’études dans l'hexagone pour intégrer cette école privée.
 

Une dizaine de nouveaux élèves Réunionnais par an

Depuis près de 20 ans, l’ESIEA entretient un partenariat avec l’île de La Réunion, d’où vient une petite dizaine d’élèves chaque année. L’école, bien qu’onéreuse (compter 7 000 à 8 000 euros de frais de scolarité par an) est attractive. Pour cause : les étudiants sont nombreux à se voir offrir une promesse d’embauche avant la fin de leur cursus.
 
Christopher Martin, étudiant réunionnais à Laval © Esiea
© Esiea Christopher Martin, étudiant réunionnais à Laval

C’est ce qui a motivé Christopher, originaire de la ville du Port. Pour cet étudiant boursier de 18 ans, passionné d’informatique, venir s’installer dans l’hexagone a été un sacrifice pour sa famille. Il a trois frères et sœurs. L’aînée a franchi le pas avec lui : "Elle a dû quitter La Réunion pour faire sa quatrième année de médecine à Rennes", explique-t-il. "Je vais pouvoir aller la visiter de temps en temps".
 
Pour Alexandre, 17 ans, intégrer cette école est plus qu’un choix, c’est une vocation. Petit, l’enfant de Saint-André voulait devenir inventeur. "L’école est spécialisée dans le numérique. Ce qui m’intéresse, c’est vraiment la réalité augmentée et puis contribuer à une mission d'utilité publique une fois diplômé."
 

Une intégration facile et en douceur

Franck Crison, enseignant-chercheur dans l’établissement, suit ce partenariat depuis des années. Selon lui, l’intégration de ces étudiants se fait facilement. "C’est même la force de cette formation. Leur présence est un atout indéniable pour l’ensemble de la promotion et permet à tous de progresser rapidement".
 
Comme exemple d’intégration réussi, un Réunionnais originaire de Saint-Denis venu étudier dans cette école en 2005. Aujourd’hui, Jonathan Déchaux, 29 ans, est enseignant-chercheur à l’ESIEA. Il avait été embauché directement après son stage de fin d’études au laboratoire de recherche de l’établissement. D’après lui, ce type partenariat permet une adaptation en douceur : "On arrive en Province, dans un environnement qui n’est pas stressant, presque comme sur l’île. Et la présence d’autres Réunionnais permet de se raccrocher à ce que l’on connaît pour oublier la distance".
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