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Une carte vitale et un numéro de sécurité pour les "évasanés" de wallis et Futuna

Une avancée majeure dans la prise en charge du patient wallisien ou futunien en évacuation sanitaire dans l'Hexagone. La carte vitale est un sésame libérateur de soucis administratifs auquels étaient confrontés jusque là les malades. Le dispositif se met en place avec déjà des patients bénéficiaires

© Wallis et Futuna 1ère
© Wallis et Futuna 1ère
  • Mélodie Uhilamoafa - Lagimani Hoatau
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En février 2017, une convention a été signée entre l'agence de santé du Territoire et la CNAMTS, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés à Paris. Cette convention prévoit la prise en charge en métropole de nos malades au titre de l'assurance maladie, attribution donc d'un numéro d'immatriculation avec une Carte vitale. Entré en vigueur en avril, le dispositif est en train de se mettre en place tout doucement, avec déjà quelques patients, les premiers à entrer dans le système.

La carte Vitale, un document personnel qui donne droit à la gratuité des soins sur le sol métropolitain.Durant les premiers mois, l’immatriculation se fait au fur et à mesure des évacuations sanitaires planifiées. Le malade sera non seulement couvert, mais son accompagnateur également. Mais à terme l’objectif de l’agence de Santé est d’attribuer un numéro de sécurité sociale à chaque résident permanent du territoire.

Le président de la commission des affaires sociales doit prochainement se rendre à Paris dans le cadre de ce dossier. Cette convention est la concrétisation d’un travail de longue haleine mené par l’ancien directeur de l’agence de santé Alain Sœur et les autorités administratives et politiques du territoire. C’était aussi un engagement du président François Hollande lors de son passage au Fenua en février 2016.

Liliane FILIMOKAILAGI et Sanualio FILIMOKAILAGI| , bénéficiaires du nouveau dispositif de prise en charge EVASAN © Wallis et Futuna 1ère
© Wallis et Futuna 1ère Liliane FILIMOKAILAGI et Sanualio FILIMOKAILAGI| , bénéficiaires du nouveau dispositif de prise en charge EVASAN

Liliane et son mari ont déjà fait les démarches pour son acquisition.  Atteinte d’un cancer du thymus, Liliane doit se rendre chaque année depuis 2008 à Paris pour son traitement. Un traitement lourd qui nécessite un séjour de deux à trois mois. Cette année, avant leur départ au mois de mai, on leur demande des documents supplémentaires pour la CPAM Caisse Nationale d’Assurance Maladie . C’est cet organisme qui délivre le numéro d’immatriculation. 
Liliane ne pourra utiliser sa carte vitale qu’en mai 2018, lors de son prochain EVASAN. En tout cas, Avec ce précieux document, fini le parcours du combattant, pour les soins, le transport médical, et plus d’avances de frais pour les médicaments . Des préoccupations financières et administratives en moins pour le malade.

Mélodie Sione et Lagimaina HOATAU ont rencontré le couple qui vient de rentrer d'une évacuation sanitaire en métropole. Leur reportage :
Une carte vitale pour les évasanés du territoire

 

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