Guyane : le PDG de Rexma condamné à 18 mois avec sursis pour escroquerie

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L'homme d'affaires Jean-Pierre Casas, PDG de Rexma, dont un projet d'exploitation aurifère en Guyane suscite la controverse, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis dans une affaire d'escroquerie par le tribunal correctionnel de Cayenne.
M. Casas a aussi été condamné mardi à 10.000 euros d'amende et au remboursement des gages détournés à hauteur de 902.000 euros. Les parties civiles n'ont pas obtenu de dommages et intérêts.

Jean-Pierre Casas était poursuivi pour des faits "d'escroquerie, de tromperie et de détournement de gages" lors d'opérations commerciales au sein de sa société Rexea, qui, elle, fait de la vente de matériel minier et de BTP.

Quatre sociétés d'investissements s'étaient constituées parties civiles, dont le fonds Inter-Ivest, avec qui M. Casas entretient des relations commerciales depuis une quinzaine d'années. Un protocole d'accord avait été signé en juin 2011 entre les parties civiles et Rexma, en vue de garantir l'entrée d'Inter-Invest à hauteur de 20% du capital de la société minière et d'accorder à Rexma et Rexea d'importantes avances de trésorerie.

Le patron de Rexea se voyait reprocher d'avoir vendu comme neuf un bulldozer d'occasion, dans le cadre d'une opération de défiscalisation. Il était aussi accusé d'avoir vendu à des tiers du matériel gagé par les parties civiles lors de leurs avances de fonds, notamment des pelleteuses.

Ce procès était suivi en Guyane parce que M. Casas est aussi le PDG de la société minière Rexma dont un permis d'exploitation aurifère accordé près du bourg de Saül par le ministre de l'industrie Besson en mai 2012 et confirmé par celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, fin 2012, suscite la controverse.

Lors de l'audience le 26 février dernier, Jean-Pierre Casas avait d'ailleurs crié au complot ourdi contre lui avec pour finalité la prise de contrôle de cette mine d'or dont l'exploitation reste subordonnée à un arrêté d'ouverture de travaux du préfet.
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