Pape François : ses premières paroles à Claire, une missionaire de Futuna

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Le Pape François (14 mars 2013)
Le Pape François apparaît sur un écran géant lors de la célébration d'une messe à la cité du Vatican, le 14 mars ©JOHANNES EISELE/AFP
A peine élu à la tête de l’Eglise catholique, le Pape François a déjà eu quelques mots pour l’Outre-mer français. Simple et proche des gens, le souverain pontife a séduit les Ultramarins présents à Rome ces jours-ci.
« Elle l’a vu ! Elle l’a vu ! Et il a offert aux sœurs un bouquet de fleurs. » Théodora est une missionnaire wallisienne. Elle travaille au restaurant de l’Eau Vive de Rome depuis quelques mois. Elle nous parle d’une autre sœur originaire de Futuna qui a reçu l’ordre de ne pas s’exprimer. Claire officie au sein de Casa Sacerdotal. Peu avant que ne débute le conclave, c’est ici que résidait un certain Cardinal Bergoglio. « Quand il a quitté la maison, Claire lui a dit "bon et bien peut être qu’on ne se reverra plus". Il lui a répondu de ne pas s’inquiéter, l’air de dire qu’il ne serait pas élu. » Mais la sœur futunienne ne croyait pas si bien dire. Quelques jours plus tard, une fumée blanche s’échappe de la cheminée de la chapelle Sixtine, le Cardinal Bergoglio devient François.
 

Un Pape « normal » 

Dès le lendemain matin, il était prévu que le Pape élu aille rendre visite au Pape renonciateur. Mais avant, le nouveau souverain pontife est allé honorer une promesse. Aux alentours de 7h30 du matin, la Casa Sacerdotal a vu revenir un ancien pensionnaire. « Il est de retour pour prendre ses affaires, raconte Monseigneur Riocreux, l’évêque de Guadeloupe. Et il a réglé la note ! » Tout Pape qu’il est, François a tenu à revenir en personne récupérer ce qu’il avait laissé et payer ce qu’il devait. Ce n’est qu’après qu’il ira à Castel Gandolfo pour s’entretenir avec Benoît XIV. On connaissait François le président « normal », voici François le Pape « normal ». L’un prenait le train au lieu de l’avion. L’autre, encore cardinal, refusait pendant le conclave la Mercedes mise à sa disposition au profit d’un simple bus.
 

« 36h d’avion »

Une fois de retour dans son ancienne demeure, le Saint-Père a tenu à saluer l’ensemble des sœurs de la Casa Sacerdotal. Parmi elles, bien sûr, Claire, la Futunienne. C’est son amie Théodora qui raconte : « Lorsqu’il est revenu dans la matinée, le Pape a parlé à notre sœur Claire. Après, il s’est adressé à tout le personnel : "Vous vous rendez compte, il faut 36h d’avion pour aller chez elle dans le Pacifique !" Ensuite, il est parti. Mais tout ça montre que c’est un homme simple ». Alors qui sait, après Jean-Paul II à la Réunion en 1989, peut être verrons nous un jour François fouler le tarmac de l’aéroport de Hihifo, à Wallis. 
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