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Soupçons de discrimination à la SNCF

Le syndicat Sud rail accuse la SNCF d'avoir écarté les bagagistes noirs et arabes lors de l'arrivée du président israélien en gare du Nord le 8 mars. Une enquête a été ouverte.

© JACQUES DEMARTHON / AFP
© JACQUES DEMARTHON / AFP
  • Par Maïté Koda
  • Publié le , mis à jour le
Les faits remontent au 8 mars. Le président israélien Shimon Peres est attendu à la garde du Nord dans le Thalys de 08h35. Selon le syndicat Sud Rail, pour l'arrivée du chef d'Etat, trois porteurs de la filiale de la SNCF Itremia sont prévus pour s'occuper des bagages de la délégation.
 

Pas de musulmans "d'apparence"

"La veille, écrit le syndicat dans son tract, le responsable de site s'était lancé dans un étrange "marché" au sein du personnel, excluant les "Noirs et les Arabes" car "il ne fallait pas de salariés musulmans pour accueillir le chef d'Etat israélien". Une décision motivée par des "raisons de sécurité", rapporte Sud-rail qui accuse la SCNF d'être à l'origine de cette requête discriminatoire.
Le syndicat assure qu'une réunion s'est tenue le 25 mars au cours de laquelle le directeur d'Itirémia, également président du CHSCT  a "confirmé que les critères de choix pour accueillir M. Peres avaient été effectué en fonction de l'apparence des salariés". La société ne pouvant pas connaître la religion de ses salariés, elle aurait exclu de fait les Noirs et Arabes.
"Un des contrôleurs du Thalys, qui est métis, s'est également vu interdire de contrôler la voiture ou se trouvait Shimon Peres", ajoute le syndicat qui précise également qu'un conducteur "d'origine maghrébine" n'a pas eu le droit de traverser la zone où se trouvait le chef de l'Etat, pour aller chercher son train.
 

La SNCF dément

De son coté, la direction de la SNCF dément les accusations de Sud  et a assuré auprès de l'AFP n’avoir "reçu aucune demande des services du président israélien, M. Shimon Peres, ni du ministère français des Affaires étrangères relative aux personnels concourant à ce déplacement, et n’a, en aucun cas, émis de telles instructions auprès de son prestataire bagagiste, la société Itirémia".
 

 Une enquête a été lancée par le CHSCT et est toujours en cours.


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