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Affaire Roukia à Mayotte: les documents de l'Intérieur ne seront pas déclassifiés

faits divers
Tribunal_Mamoudzou
Le tribunal de 1ère instance, à Mamoudzou ©SOPHIE LAUTIER / AFP
Le juge chargé de l'instruction dans cette affaire, impliquant des gendarmes et un policier dans un trafic de drogue  avait demandé la déclassification de documents auprès du ministère de l'Intérieur. La Commission consultative du secret de la  défense nationale (CCSDN) a émis un avis défavorable.
L'affaire Roukia continue d'intriguer. De nombreuses parts d'ombre demeurent dans ce dossier, qui porte le nom d'une jeune  fille décédée en janvier 2011 d'une overdose. La drogue qu'elle avait consommée  aurait introduite par les forces de l'ordre à Mayotte. Elle aurait distribuée à des indics comoriens en situation irrégulière. Une information judiciaire pour ""importation et détention de stupéfiants, aide à l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'étrangers à Mayotte" a alors été ouverte.

L'hebdomadaire le Point avait à plusieurs reprises dévoilé des éléments du dossier. L'enquête révélait notamment que les Comoriens qui ont fournit la drogue à Roukia étaient immatriculés au Groupement d'intervention régional (GIR) et avaient été rémunérés par des titres de séjour.
 

L'avocat de la famille de la victime dénonce des pressions

L'affaire, instruite à Mayotte avait fait l'objet d'une demande de dépaysement à la Réunion, demande rejetée par la chambre criminelle de la Cour de Cassation en février. Mansour Kamardine, avocat de la famille de la victime avait alors dénoncé les pressions sur la justice par des gendarmes, originaires de l'Hexagone et mis en examen dans le dossier.
 
 C'est le juge lui-même Hakim Karki qui avait saisi le ministre de l'intérieur Manuel Valls afin d'obtenir la déclassification de documents sur l'affaire. C'est désormais au ministre de l'intérieur de choisir, ou non, de suivre l'avis défavorable  de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).
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