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Nickel : les Kanaks consolident leur partenariat avec le Sud-Coréen Posco

La Société Minière du Pacifique Sud (SMSP), compagnie contrôlée par les indépendantistes kanaks de Nouvelle-Calédonie, et l'aciériste sud-coréen Posco vont augmenter leur production de nickel à 54.000 tonnes annuelles.

Vue de l'usine du Nord depuis le massif du Koniambo avec son convoyeur en premier plan © alain jeannin / outre-mer 1ere
© alain jeannin / outre-mer 1ere Vue de l'usine du Nord depuis le massif du Koniambo avec son convoyeur en premier plan
  • La1ere.fr (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
Les deux partenaires produisent déjà 30.000 tonnes de nickel/métal par an, à l'usine de Gwangyang en Corée du sud, à partir de minerai extrait des mines de la SMSP (Société minière du sud Pacifique) en Nouvelle-Calédonie. Le mineur calédonien et le géant de l'acier sud-coréen sont associés dans deux coentreprises (l'une possède l'usine, l'autre les mines) où la SMSP détient 51% du capital.
 

Entrée en production en 2015

Mardi, André Dang, Pdg de la SMSP, et Ki-Mok Yun, vice-président de Posco, ont signé à Nouméa un accord d'extension de l'usine pour produire 54.000 tonnes par an. L'entrée en production de cette seconde ligne est prévue en 2015.
 
Le projet devrait créer 250 emplois en Nouvelle-Calédonie et une centaine en Corée du sud, pour un investissement de 60 milliards CFP (500 millions euros) dont 17 milliards dans l'archipel français. La production de nickel est entièrement destinée à la consommation de Posco, "ce qui permet d'échapper aux crises", a souligné M. Dang.
 

Controverses

La stratégie de développement des indépendantistes de la province Nord, propriétaires de la SMSP, suscite des controverses en Nouvelle-Calédonie où certains estiment que la société n'a pas suffisamment de mines pour alimenter une telle production en Corée du Sud.
 
"Est-ce qu'on préfère exporter du minerai sans retour ou le valoriser dans des usines offshore ? C'est une stratégie que nous proposons au pays", a déclaré Paul Néaoutyine, président de la province Nord.
 
La SMSP espère convaincre de petites sociétés minières de lui vendre du minerai. Elle souhaiterait également avoir accès au domaine de la SLN, du groupe français Eramet, qui possède la majorité des mines de Nouvelle-Calédonie.

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