Agression raciste à Lyon: le procès renvoyé au 20 juin

faits divers
Palais de justice Lyon
Palais de justice de Lyon ©JEFF PACHOUD / AFP
Le week-end dernier, trois jeunes sont soupçonnés d'avoir agressé violemment deux couples pour des raisons racistes. Ils reprochaient à l'une des jeunes femmes d'être asiatique. Originaire de La Réunion, elle a été frappée, ainsi que ses trois amis. Les agresseurs seront jugés dans un mois. 
Le procès de trois jeunes liés à une mouvance d'extrême droite, soupçonnés d'avoir violemment agressé pour des raisons racistes deux couples dans la nuit de vendredi à samedi à Lyon a finalement été renvoyé au 20 juin prochain. Mais une première audience s'est déroulée hier. Ces trois jeunes, âgés de 19, 20 et 24 ans, sont soupçonnés d'avoir volontairement exercé des "violences aggravées en réunion en raison de la race ou de l'ethnie de l'une des victimes". Un quatrième suspect mineur était également présenté mardi au parquet des mineurs.
 

Coups de pied et de poing

Samedi vers 3 heures du matin, les deux couples rentraient chez eux à vélo lorsqu'ils ont été pris à partie par un groupe de jeunes leur reprochant de fréquenter l'un des victimes, une jeune femme d'apparence asiatique.  Très vite, ils ont violemment frappé à coups de pied et de poing les deux hommes à vélo, ainsi que la jeune Asiatique, originaire de La  Réunion , avant de prendre la fuite en courant. Les deux cyclistes blessés se sont vu prescrire 3 et 15 jours d'interruption de travail (ITT).

 
"Toi l'Asiatique, tu ne passes pas"

Le seul prévenu à avoir été placé en détention provisoire, a reconnu lors de l'audience appartenir au groupe d'extrême-droite GUD (Groupe Union Défense). "C'est pas forcément parce qu'on appartient au GUD qu'on est violent à la base. On n'est pas forcément des méchants, violents, haineux", s'est justifié celui-ci, prénommé Christophe. Il lui est notamment reproché d'être le principal instigateur des violences. C'est lui qui aurait barré la route aux deux couples puis lancé :"Toi, le blanc, tu passes, toi l'Asiatique, tu ne passes pas".


"Ils voulaient taper sur quelqu'un"   

"On n'a pas cherché les violences. Ils sont venus. Ils voulaient taper sur quelqu'un", a raconté à la barre l'une de quatre victimes. Interrogé par la magistrate, deux des prévenus, dont Christophe ont reconnu avoir frappé les victimes. "On était alcoolisés. C'est difficile de dire ce que chacun a fait. Je ne nie pas du tout avoir donné un ou deux coups", a concédé le militant.  Le principal prévenu a été maintenu en détention jusqu'au procès.

Le reportage de nos France 3 Rhône Alpes
##fr3r_https_disabled##

 


Les Outre-mer en continu
Accéder au live