En Martinique, Jean-Marc Ayrault rend hommage à Aimé Césaire

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Jean-Marc Ayrault
Jean-Marc Ayrault à Fort-de-France ©JEAN-MICHEL ANDRE / AFP
A peine arrivé en Martinique, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rendu hommage à Aimé Césaire dont on fêtait le centenaire ce mercredi.
Aimé Césaire n'aura jamais été aussi vivant. Cinq ans après sa disparition, les hommages se sont multipliés à l'occasion de son centenaire. En visite en Martinique, le Premier ministre a déposé une gerbe au cimetière de la Joyaux sur la tombe du poète disparu en 2008.
Après avoir inauguré un espace muséal Aimé Césaire, dans les locaux de son ancien bureau à Fort-de-France, il a tenu un long discours dans lequel il a rappelé son œuvre littéraire, et ses combats politiques.
 

" Le meilleur des fils de la Martinique"

"Je voudrais vous parler du "meilleur des fils de la Martinique", a déclaré le Premier ministre évoquant un homme qui "n'a eu de cesse de rappeler ce qu'il faut de courage pour faire respecter la dignité d'un homme et celle de tout un peuple". Affirmant avoir relu "avec une vraie jubilation" dans l'avion "quelques un de ses discours et de ses grands poèmes", Jean-marc Ayrault  a ensuite fait référence au Cahier d'un retour au pays natal et aux Armes miraculeuses," dans lesquels "il est impossible d'interchanger les lmots. Chacun est à sa place, chaque mot est le porte drapeau d'une identité".
 
Jean-Marc Ayrault a donc rendu hommage au poète, mais également à l'homme politique. Artisan de la départementalisation des colonies d'Outre-mer, Aimé Césaire fut député de 1945 à 1993, et maire de Fort-de-France de  1945 à 2001.
 

"Français et Nègres"

"Chaque fois qu'[il] a pris la parole publiquement, ce fut pour de grandes causes et pour prendre de justes décisions", a rappelé le chef du gouvernement, citant entre autres son opposition à Vichy et sa dénonciation de la colonisation.
 
"J'aurai aimé mieux connaître Césaire", a-t-il ensuite confessé, rappelant avoir siégé sur les mêmes bancs que lui à l'Assemblée nationale. "Il nous a fait prendre conscience que par l'histoire, par la richesse des migrations, par le partage d'une même languie, nous avons eu la chance de devenir à la fois Français et Nègres, indissociablement".
 
 
 
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