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Requins: des associations d'usagers de la mer reçues par le cabinet de Victorin Lurel

attaques de requins
jean-françois Nativel et Loris Gasbarre
Jean-François Nativel (à gauche) et Loris Gasbarre à la sortie de leur rendez-vous au ministère des Outre-mer ©MK / Outremer 1ere
Les associations Prévention Requin Réunion et Océan Prévention Réunion ont organisé ce vendredi un rassemblement à Paris avant d'être reçues au ministère des Outre-mer. 
Ils sont plutôt satisfaits. Les mesures annoncées ce vendredi par le Préfet de la Réunion "vont dans le bon sens", estime Jean-François Nativel, secrétaire général de l'association Océan Prévention Réunion (POR) présent à un rassemblement, à quelques encablures du Ministère de l'Outre-mer à Paris.
Quelques minutes auparavant , il prenait connaissance des décisions préfectorales: la baignade, et la pratique du surf et du bodyboard désormais reléguées à des zones spécifiques, le prélèvement de 90 requins  qui seront ensuite analysés en vue d'une autorisation de commercialisation et la création d'un site Internet dédié à l'information du public autour du risque requin.
 
Un peu de baume au cœur pour la vingtaine de personnes venues à ce rassemblement, dont Loris Gasbarre, à la tête de l'association Prévention Requin Réunion. Tous sont venus rendre hommage aux victimes de requins. "Depuis 2011, cinq personnes sont décédés, deux sont amputées ", répète Jean-François Nativel. (voir la liste des attaques de requin à la Réunion depuis 2011)
 
 

Des jet-skis dans la réserve

 
Reçu pendant plus une heure avec Loris Gasbarre par le cabinet du ministre des Outre-mer, il est ressorti optimiste de l'entretien, même si aucun accord n'a encore été trouvé sur la question de la réserve naturelle.
 
"Nous demandons un assouplissement de la réglementation de la réserve marine", explique-il au sortir du ministère. Il faudra fortement insister pour comprendre en quoi consisterait cet aménagement. "Ce serait juste un léger retour en arrière, accorder un petit quelque chose aux pêcheurs", poursuit-il avant de lâcher le morceau: "on peut envisager un retour raisonné des surfeurs, des jet-skieurs et des pêcheurs "triés sur le volet" dans la zone. Cela permettrait  que les requins tigres et les requins bouledogues quittent la zone et se déplacent plus loin". Jean-François Nativel en est certain: si les requins sont menacés de par le monde, sur le littoral réunionnais, ils se retrouvent en surnombre.  Il espère obtenir un rendez vous après du Ministère de l'environnement dans les jours à venir.
 

Traumatisme

Quand Jean-François Nativel dénonce une "écologie de salon,  qui est allée trop loin", Loris Gasbarre, qui souhaite également "un aménagement de la réserve naturelle" se fait plus mesuré. Il se réjouit  "que l'Etat prenne la situation en considération". "Les mesures qui ont été prises doivent être intensifiées, assure-il, rappelant que son association a fait appel à un expert de la Natal Sharks Board en Afrique du sud pour évaluer les techniques de pêche qui peuvent être mises en place.
 
"La situation est traumatisante pour la Réunion, poursuit-il. Les deux dernières attaques ont touché un touriste en voyage de noce, et une jeune fille de 15 ans. Combien de temps faudra-il encore attendre pour protéger la Réunion?".
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