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Le préfet Jean-Jacques Debacq, soupçonné d'avoir fait payer ses PV par l'Etat, a démissionné

Le préfet Jean-Jacques Debacq, responsable du traitement des infractions des radars routiers, sous  le coup d'une enquête pour avoir fait payer ses contraventions par l'État, a démissionné, a annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Jean-Jacques Debacq (à gauche) en 2001 alors qu'il était préfet de l'Orne © DANIEL JANIN / AFP
© DANIEL JANIN / AFP Jean-Jacques Debacq (à gauche) en 2001 alors qu'il était préfet de l'Orne
  • la1ere.fr avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
Jean Jacques Debacq a "présenté sa démission au ministre de l'Intérieur" Manuel Valls, "qui l'a acceptée", a déclaré Pierre-Henry Brandet. "C'est la seule décision qui s'imposait", a ajouté le porte-parole, précisant que le haut fonctionnaire avait "pris sa décision sans attendre les conclusions" de l'enquête qui est toujours en cours. Le préfet Debacq, interrogé mardi après-midi par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire.
 

Une dizaine de PV

Une enquête a été ouverte le 30 septembre par l'Inspection générale de l'administration (IGA) du ministère de l'Intérieur, pour déterminer si Jean-Jacques Debacq a fait payer par son administration ses contraventions routières comme l'a assuré le site d'information Mediapart.
Selon les premiers éléments de cette enquête, a appris l'AFP mardi, ce haut  fonctionnaire aurait "fait payer par son administration", c'est-à-dire par le Trésor public, des contraventions routières dont son véhicule de fonction, une Peugeot 508, a fait l'objet. Un peu plus d'une dizaine, selon les tout premiers éléments d'enquête qui "restent à affiner" et "à confirmer".  Il aurait également échappé au retrait de points sur son permis de conduire  que les infractions auraient dû normalement entraîner.  Ces révélations avaient suscité de vives réactions des associations de 
prévention routière.
 
 

Ancien du ministère des Outre-mer

Après être passé par le ministère des Outre-mer dans les années 80 et 90, Jean-Jacques Debacq, 60 ans, a été nommé en 2006 directeur du Projet interministériel de contrôle automatisé (Pica), devenu Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai). Auparavant, il était directeur adjoint de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

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