la grève des carburants est terminée à La Réunion, mais pas aux Antilles et en Guyane

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Grève carburant : les stations seront fermées ce jeudi
©Guyane 1 ère
Après les premières rencontres avec les préfets des DOM, le point sur la situation dans chacun des Départements d'Outre Mer.

Fin du blocage à La Réunion

Après quatre heures de négociation hier à la préfecture de La Réunion, un nouveau rendez-vous était pris pour ce matin entre le préfet, les gérants des stations service et les pétroliers. Comme le raconte Réunion 1ère, Le rendez-vous a été fructueux. Les gérants ont voté la fin de la grève dés la sortie de cette réunion. Les stations-service de La Réunion rouvriront dés lundi matin.

Situation plus complexe en Guyane

En Guyane, la rencontre entre le préfet et les acteurs de la filière a été moins fructueuse. Les gérants sont ressortis plutôt satisfaits, mais les pétroliers le sont moins. Ils souhaiteraient obtenir des garanties concernant l'évolution de leur marge de rentabilité dans le futur. En attendant une nouvelle réunion en préfecture, les stations restent fermées. 

Attente en Martinique

A l'issue de la rencontre en préfecture, samedi, le préfet de Martinique se disait plutôt optimiste, estimant que de nombreux points de blocage étaient clarifiés, notamment la préservation du modèle économique et des emplois dans la filière. Mais les gérants estimaient que de nombreuses zones d'ombres demeuraient. Là encore, les stations restent fermées, en attendant que les gérants se concertent. Ils ont promis de faire vite pour ne pas continuer à paralyser l'économie. 
Regardez le reportage de nos confrères de Martinique 1ère :
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Blocage en Guadeloupe

Trois heures de discussion entre la préfete de Guadeloupe, les gérants et les pétroliers n'ont débouché sur aucun accord, comme le rapporte Guadeloupe 1ère.  A la sortie de la réunion, la représentante de l'Etat, Marcelle Pierrot, notait des avancées, tandis qu'à l'inverse, Patrick Collé, président de l'intersyndicale des gérants promettait un durcissement du mouvement : "les compagnies pétrolières nous ont dit que le texte en l'état ne leur convenait pas, et qu'elles allaient nous virer. Donc nous allons intensifier le mouvement et nous demandons qu'il y ait une négociation entre l'Etat et les pétroliers.

Et maintenant ?

Par delà les réunions formelles dans les différentes préfectures, des négociations et des contacts plus discrets vont certainement se poursuivre en coulisses dans les heures qui viennent pour tenter de dénouer la situation aux Antilles et en Guyane.