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Loto et Euromillions : la bonne fortune des Polynésiens

Un Polynésien, qui ne s'est pas encore fait connaître, a remporté samedi 7,5 millions d'Euros au loto, confortant la réputation de chanceux des Tahitiens aux jeux de grattage et de tirage, a indiqué la Pacifique des Jeux, une filiale de la Française des Jeux.

© Française des jeux
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  • la1ere.fr avec AFP
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7,5 millions d'euros, c'est la somme la plus importante jamais gagnée en Polynésie au loto. Un Tahitien avait déjà empoché 5 millions d'Euros en 2011.
En revanche, deux Polynésiens ont déjà gagné de très fortes sommes au super loto (16 et 12,5 millions d'Euros), et deux autres à l'Euro Millions (9,6 et 10 millions d'Euros).

Bonne fortune statistique

"Dans toute l'Europe, à l'Euro Millions, il y a eu environ un gagnant pour un million d'habitants", assure à l'AFP Patrick Gassion, le responsable de paiement de la Pacifique des jeux. "En Polynésie, pour 280.000 habitants, on a déjà eu deux gagnants" poursuit-il.
Cette bonne fortune s'explique peut-être par l'engouement des Polynésiens pour ces jeux de hasard. Mais il n'existe pas de statistique pour l'affirmer, souligne la Pacifique des Jeux.

Dur, dur d'être millionnaire en milieu insulaire ?

La plupart des gagnants souhaitent rester anonymes, mais c'est souvent difficile sur une île.
"J'aurais préféré ne pas cocher les bonnes cases", affirme un ancien gagnant, qui s'est retrouvé harcelé quotidiennement, des années durant par de "nouveaux amis".
Un autre gagnant a choisi d'aider les deux communautés religieuses de sa petite île, Tahaa : les protestants et les adventistes. Il a aussi acheté du matériel de chantier pour permettre à la population de "construire des routes et des maisons": il a ainsi été moins sollicité à titre individuel.

La fée Philomène

Philomène Teheiura, elle, n'est pas restée anonyme très longtemps. Peu après avoir empoché son gain de 12,5 millions d'Euros, en 2004, cette femme de ménage achète un immeuble à Papeete, pour le louer aux entreprises qui cherchent des bureaux.
"Les premières années, je recevais des coups de téléphone, ou d'autres venaient chez moi, pleurer tous les jours pour avoir de l'argent" confie-t-elle. "Je ne voulais pas sortir de ma maison, je m'enfermais, je craignais qu'on me tue".
Depuis, elle a engagé toute sa famille dans son immeuble: l'un de ses fils est vigile, un autre assure l'entretien, sa belle-fille est secrétaire. Philomène elle-même n'hésite pas à passer un coup de balai. Mais elle a changé de statut social: "avant, j'étais femme de ménage, maintenant je suis une femme d'affaire" sourit-elle.

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