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Nouvelle-Calédonie : syphilis et MST, les jeunes femmes mélanésiennes, une population à risque

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INVS
©B. BOISSONNET / BSIP / AFP
L'INVS, l'Institut national de veille sanitaire vient de rendre publique une étude, réalisée en 2012 en Nouvelle-Calédonie, sur la présence de trois infections sexuellement transmissibles dont la syphilis. Conclusion: les jeunes femmes mélanésiennes sont les plus touchées.  
Les conclusions de cette étude rendue publique par l'INVS (l'Institut de veille sanitaire) ne sont pas alarmantes. "Cette première enquête probabiliste, peut-on lire, estime des prévalences en population générale calédonienne bien inférieures aux estimations de 2006 en population spécifique". En clair, l'impact des maladies sexuellement transmissibles telles que la blennorragie (appelé vulgairement la chaude-pisse), la chlamydiose ou la syphillis, n'est pas plus fort en Nouvelle-Calédonie que dans l'hexagone. En revanche, l'étude révèle "des sur-risques liés à l'âge, au sexe, à l'ethnie, à la province de résidence, au fait de vivre seul et d'avoir un bas niveau d'étude". Les inégalités face à ces IST (Infections sexuellement transmissibles) seraient donc plus importantes en Nouvelle-Calédonie. 

La sexualité, un sujet tabou


Cette étude de l'Agence sanitaire et sociale de la Nouvelle-Calédonie et de la DASS locale a été menée du 15 août au 31 décembre 2012. Elle a porté sur une population de 600 personnes de 18 à 49 ans. Ces individus ont été soumis à des prélèvements de sang et d'urine. "L'investigation a été menée par les médecins de famille, généralistes privés et dispensaires publics (appelés centres médico-sociaux). Une telle approche a été préférée, car la sexualité reste un sujet tabou en Nouvelle-Calédonie".

Cas de syphilis détectés chez de jeunes mélanésiennes


L'étude montre ainsi que les Calédoniens ne sont pas égaux face à ces IST (infections sexuellement transmissibles). "Des cas de syphilis active n'ont été détectés que chez des femmes mélanésiennes(...). Les 18 à 25 sont les plus touchés et les plus susceptibles de contracter les trois IST, en particulier le gonocoque (blennorragie vulgairement appelée chaude-pisse). Concernant cette infection, l'étude montre que "les Polynésiens sont la population la moins à risque, contrairement aux européens et aux métis. Les Mélanésiens sont ceux qui ont le plus de risques de contracter cette infection. Enfin, le faible niveau d'étude et le célibat sont deux facteurs qui augmentent significativement les risques pour les trois IST". En conclusion, les auteurs de ce document notent que "ces résultats contribueront à la construction d'une nouvelle politique de prévention mieux ciblée en matière de santé sexuelle".

Pour mieux comprendre la syphilis, regardez cette vidéo faite par la très sérieuse INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) . A prendre au second degré !
 
Sketch pour mieux comprendre la syphilis

 

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