Drogue : renforcement de la coopération entre la Martinique et la Dominique

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Intervention anti-drogue de la marine française dans les Caraïbes ©EMA/Marine nationale
Le Premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, en visite en Martinique, a fait part de son "souhait d'un renforcement de la coopération entre les services français et dominiquais dans la lutte contre les trafics, en particulier les trafics de stupéfiants". 
Accompagné de plusieurs ministres, il a été reçu mardi à Fort-de-France, lors d'un "entretien très cordial et direct", par le préfet de Martinique, Laurent Prévost, accompagné du chef d'état-major de la zone de défense et de sécurité Antilles et de l'attaché de défense auprès de l'ambassade de France à la Dominique, a précisé un communiqué de la préfecture.
 
M. Skerrit "a fait part de son vif intérêt pour le déploiement des radars de surveillance maritime en Martinique et en Guadeloupe à compter de 2015 et a indiqué son souhait d'un renforcement de la coopération entre les services français et dominiquais dans la lutte contre les trafics, en particulier les trafics de stupéfiants", a ainsi précisé la préfecture.
 

Entre 35.000 et 50.000 euros le kilo de cocaïne

Ces radars, nouvel outil annoncé par Manuel Valls à la mi-octobre 2013 lors de son déplacement en Martinique, permettront de détecter des mouvements suspects en mer et à terre dans le cadre de la lutte contre des importations illégales (drogues mais aussi clandestins).
 
La région des Caraïbes est une plaque tournante du trafic de drogue, proche des trois principaux pays producteurs : le Pérou, la Colombie et la Bolivie, produisant à eux seuls "1.000 tonnes de cocaïne par an, dont 200 à 250 tonnes destinées chaque année à l'Europe", indiquait en novembre dernier à l'AFP Simon Riondet, chef de l'antenne Caraïbe de l'OCRTIS - Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants-Antilles-Guyane.
 
La drogue peut transiter par le Venezuela, vers les Antilles puis l'Europe, ou par le Brésil, vers l'Afrique, puis l'Europe, pour y être revendue entre 35.000 et 50.000 euros le kilo ou entre 60 et 65 euros le gramme.  
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