Certains coraux peuvent s'adapter au réchauffement climatique

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Acropora hyacinthus ©F. JOSEPH POLLOCK / AFP
Une étude menée par des chercheurs américains a établit la capacité des coraux à s'adapter à différents niveaux de température, et donc au réchauffement climatique.
C'est une information qui tranche avec celles diffusée actuellement sur les méfaits du réchauffement climatique sur les coraux. Selon une étude des chercheurs de Stanford aux Etats-Unis puibliée ans la revue Science, une espèce de coraux, l'acropora hyacinthus ou corail tabulaire géant est capable de s'habituer rapidement à des eaux plus chaudes, comme le révèle un article du Figaro.
L'acropora hyacinthus, très répandue,  se retrouve notamment au large de la Polynésie, de Wallis et Futuna, de la Nouvelle-Calédonie de Mayotte et  de la Réunion.
 

Les coraux modifient leur relation aux algues

"On se doutait qu'à long terme, certains coraux étaient capables de s'adapter en modulant leur expression génétique, commente Serge Planes (CNRS), directeur d'étude à l'EPHE (École pratique des hautes études) et grand spécialiste de ces animaux d'un genre particulier. Ce qui est original dans ce travail, c'est que les scientifiques confirment qu'ils sont aussi capables d'une acclimatation très rapide en modifiant leur relation aux algues avec lesquelles ils vivent en symbiose. Une mesure de survie", cite le quotidien.
 
L'étude s'est déroulée au large des îles Samoa dans l'océan Pacifique. ET les chercheurs ont pu constater qu'après transplantation de coraux habitués à de eaux plus froides, ceux-ci devenait plus tolérant à la chaleur.
 

Le réchauffement climatique ne signifie pas qu'ils vont totalement disparaître

Les chercheurs en déduisent donc que les discours alarmistes sur le blanchiment des coraux n'est peut-être pas le plus approprié. " Le réchauffement climatique ou l'acidification ne signifient pas qu'ils vont totalement disparaître. Les récifs de demain seront différents de ceux d'aujourd'hui, certaines espèces seront favorisées et d'autres non", poursuit Serge Planes.