Une épidémie de chik dans l'Hexagone n'est pas à exclure

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France 2014 chikungunya
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Les autorités sanitaires évoquent l'éventualité d'une épidémie de chikungunya dans l'Hexagone. Parmi les facteurs de risque: l'approche des vacances et la multiplication des voyages dans des zones infectées, et  l'implatantion du moutique tigre sur le territoire hexagonal.
Le chik une menace réelle sur l'Hexagone? La question se pose le plus sérieusement du monde. Déjà 47 cas ont été recensés cette année. Et même si on est très loin des pics de la Guadeloupe - 7% de la population est touchée, 8% en Martinique-   , la probabilité d'une épidémie dans l'Hexagone est "bien plus importante que les années précédentes", selon Jean-Claude Désenclos, le directeur scientifique  de l'Institut de Veille sanitaire (InVS).

 
Les vacanciers cibles et vecteurs privilégiés

Ce qui inquiète les autorités ce sont les vacances scolaires qui approchent. Une période propice aux voyages entre les Antilles et l'Hexagone. Or, tous les cas recensés sur le sol métropolitains sont, jusqu'à présent importés.
Des voyageurs de retour de Guadeloupe et de Martinique pourraient, une fois rentrés contaminer les moustiques tigres, ou  aedes albopictus, de l'Hexagone.
 

Haro sur le moustique tigre

Selon le ministère de la Santé, ce moustique tigre fait par ailleurs partie de grands risques de l'été, au même titre que les vagues de chaleur et les noyades.  Ce dernier conquiert petit à petit le territoire depuis sa première apparition en 2004. A l'heure actuelle il est implanté dans 18 départements de la métropole: Alpes-Maritimes, Alpes de Haute-Provence, Var, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Ardèche, Vaucluse, Drôme, Isère, Rhône, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne et Gironde.

 
A l'initiative du Centre national d'expertise sur les vecteurs (le Cnev) un site a même été créé  à destination du grand public. Il a pour but d'informer sur le moustique tigre et ses risques et permet également de signaler sa présence.