outre-mer
territoire

Après la victoire : dans le brouillard

société
Panneau aéroport Porto Alegre
©Nicolas Ransom
Il y a des lendemains de victoire comme ça, où l'on se réveille dans le brouillard. C'est le cas pour Nicolas Ransom, notre guide, qui nous raconte au quotidien "sa" Coupe du monde au Brésil. Au lendemain de France-Honduras, la journée était...embrumée et il a eu bien du mal à décoller. 
Peu dormi. Entre Carlos le catador et la fête à la "Casa bleue", la nuit de dimanche à lundi a été courte. Réveil embrumé. Porto Alegre est dans le brouillard. Un temps de saison en ce début d'hiver, ici, dans le grand sud brésilien. On se croirait à Liverpool. Visibilité nulle. Direction l'aéroport pour attraper un vol pour Rio. Sur la route, le brouillard s'épaissit encore.
Brouillard Porto Alegre
©Nicolas Ransom

"Aeroporto fechado"

Sur les écrans lumineux à l'entrée du terminal, une seule indication : "Aeroporto fechado", aéroport fermé...  En raison du brouillard, aucun vol. Ni au départ, ni à l'arrivée.
Attente aéroport Porto Alegre
©Nicolas Ransom

Des centaines de supporters français et honduriens s'entassent dans l'aérogare sous-dimensionnée. Les journalistes et consultants des grandes chaînes françaises aussi.

Dans la salle d'embarquement, Claude Leroy, le sélectionneur du Congo, trouve le temps long. Arsène Wenger, lui, prend des photos avec des fans tricolores.

Pendant ce temps, Clément d'Antibes, le plus connu des supporters des Bleus, avec plus de 200 matches au compteur, patiente avec des amis autour d'un verre. 
Supporters bloqués aéroport Brésil
©Nicolas Ransom

Un système de guidage obsolète

Les heures passent. Le brouillard reste. L'aéroport est toujours "fechado". Une journaliste de la TV Globo m'explique que c'est à cause du système de guidage des avions "totalement obsolète" à l'aéroport de Porto Alegre. 

Avec la Coupe du monde, un dispositif "dernière génération" a bien été installé, mais l'aviation civile brésilienne n'a pas encore donné son feu vert pour l'utiliser.

La semaine prochaine, tout devrait être opérationnel pour atterrir et décoller à Porto Alegre dans le brouillard... Mieux vaut tard que jamais !
chantier aéroport
©Nicolas Ransom

Un pays pas prêt ?

Cette impression d'amateurisme, de "vite fait mal fait" me marque depuis le début de cette Coupe du monde. 

Les abords des stades pas goudronnés où les spectateurs font la queue dans la boue... L'aéroport de Rio rénové en catastrophe où des fils électriques pendent un peu partout et où des cloisons de chantier délimitent les salles d’embarquement… Les projecteurs qui rendent l’âme au beau milieu du match d’ouverture Brésil-Croatie… Sans parler des hymnes nationaux qui ne retentissent pas avant France-Honduras suite à un "problème technique"... 

Ça commence à faire brouillon.
Publicité