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Vous prendrez bien une coupe ?

Alors que les quarts de finale débutent demain avec France-Allemagne et Brésil-Colombie, Nicolas Ransom nous emmène à la rencontre de Jarbas, qui, enfant, s'était promis de brandir un jour la Coupe du Monde. Promesse tenue. Et même mieux que ça !

© Nicolas Ransom
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  • Nicolas Ransom / la1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
Hier, je suis allé à Santa Cruz, la banlieue populaire de Rio. Dans une des nombreuses rues spécialement décorées pour la Coupe du monde, la maison de Jarbas. Un temple dédié au football brésilien. 

Avec une façade jaune et verte et une vitrine où sont exposés trophées et photos de joueurs.... Jarbas est un passionné. De la Seleção et du football en général. Depuis 20 ans, il fabrique des répliques en plâtre de la coupe du monde. Et pour protéger son trésor, il a installé un système de télésurveillance.
© Nicolas Ransom
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"Un jour, je brandirai cette Coupe"

"Quand nous naissons, nous, les Brésiliens, le premier cadeau que l'on nous offre, c'est un ballon. Nous sommes élevés dans cette passion du football. Gamin, on joue au foot dans la rue. À la télé, on voit notre équipe nationale devenir championne du monde. Tout cela, je l'ai vécu. Trois fois. Et je me suis dit qu'un jour, je brandirais cette coupe." Ses coupes, Jarbas les fabrique à la chaîne, à l'arrière de sa maison. Une usine à passion. Du plâtre, de l'eau, un moule en silicone et un petit seau pour mélanger.
© Nicolas Ransom
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"Comme la vraie"

S'en suit un vrai cérémonial : "Je touille un peu, je mets le mélange dans le moule, je sèche, je mets un coup de bombe de peinture dorée... Et la voilà : comme la vraie ! " Avec quelques kilos de moins, quand même. Pour Jarbas, peu importe : " Elle est parfaite. Tu sais, les gens ne la veulent pas pour l'objet, mais pour tout ce qu'elle représente. La joie, la fierté, la gloire... Le simple fait de brandir le trophée et tu imagines le Brésil champion du monde ! "
© Nicolas Ransom
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Des étagères pleines

Des coupes, Jarbas en a des centaines, rangées sur des étagères. "Mon rêve c'est de remettre ces coupes aux champions du monde. Car les joueurs n'ont pas de coupe à eux parce que la coupe est donnée aux fédérations et pas à ceux qui ont mouillé le maillot pour la gagner."
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Le prix du rêve

Jarbas aime partager son rêve... Et le vendre. 16 euros la coupe. Avec les centaines de trophées fabriqués chaque mois, l'affaire est juteuse.
Mais comme tous les Brésiliens, Jarbas échangerait bien toutes ses coupes contre une seule. La vraie.


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