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Cyclones : Victoria ou Christina feraient plus de victimes que Danny ou Alexandre

Quand ils portent un nom féminin, les cyclones font plus de morts, la faute aux préjugés sur la supposée douceur féminine. C’est le résultat d’une étude publiée en juin 2014. Des chercheurs américains démontrent que la perception du danger n'est pas la même selon le "genre" du cyclone.

Image satellite du cyclone Bejisa, qui a frappé La Réunion entre la fin de l'année 2013 et le début de l'année 2014. © mtotec.com
© mtotec.com Image satellite du cyclone Bejisa, qui a frappé La Réunion entre la fin de l'année 2013 et le début de l'année 2014.
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En matière de cyclones, Christina causerait plus de morts que Christopher. C’est la conclusion d’une étude américaine publiée en juin dernier par quatre chercheurs en sciences sociales et en statistiques, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Une étude remise au goût du jour par le journal L'Opinion ce lundi (lien abonnés).

Le point de départ de ces chercheurs est le suivant : en exhumant les statistiques de ces 70 dernières années, ils ont constaté qu’entre 1950 et 2012 aux Etats-Unis, les cyclones portant un nom de femme avaient fait plus de victimes que les cyclones masculins. Nos quatre scientifiques se sont donc mis en quête d’une explication.
 

Des cyclones "féminins" trois fois plus meurtriers

"Sur une échelle de risques de 1 à 7, quelle note attribueriez-vous à un cyclone nommé Alexandre ? Même question pour Alexandra." Au cours de six expériences distinctes, les chercheurs ont cuisiné des centaines de personnes sur leur perception du danger. Quels que soient les prénoms choisis ou la composition des groupes questionnés, les cyclones masculins sont toujours identifiés comme "plus dangereux".

De même, les personnes interrogées affirment qu’elles évacueraient plus vite leur domicile si elles étaient menacées par un cyclone nommé Danny plutôt que Kate. "Selon nos estimations, précisent les auteurs de l’étude, un cyclone de forte intensité nommé Eloïse causerait 42 morts, contre 15 s’il s’appelait Charley."
 

En cause : les préjugés 

Pour ces scientifiques, aucun doute, les préjugés sur la supposée douceur des femmes sont à l’origine de ces réactions. De la même manière, "un orage portant un nom de rapace apparaîtrait beaucoup plus menaçant qu’une tempête au nom de fleur", avancent-ils. Pour rappel, d’un cyclone tropical à l’autre, le nom choisi est tantôt masculin, tantôt féminin. Des listes sont même établies à l’avance par différents organismes, sous l’égide de l’Organisation météorologique mondiale.

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