A Toulouse une pétition mystère contre le festival Tendance Caraïbes

culture
Tendace Caraibes
Le Festival Tendance Caraïbes s’est tenu le 13 septembre à Toulouse ©Manuel Biabiany
Une pétition a été lancée contre l'organisation d'un festival afro-caribéen à Toulouse. De quoi inquiéter les organisateurs, qui craignent pour son avenir.
Cassandre Saint-Louis n'en revient pas. C'est via la rédaction de la Dépêche que la coorganisatrice de Tendances Caraïbes a appris que son festival était visé par une pétition. Le festival a lieu tous les ans, depuis quatre ans. La dernière édition date du 13 septembre. Mais ce mercredi, le quotidien du Sud-Ouest rapporte les propos de commerçants se plaignant de nuisances sonores beaucoup trop importantes.
 
 

Nouvelle sono

Pour Cassandre, la surprise est totale. "Cela fait quatre ans que nous organisons ce festival, rappelle-t-elle. L'an dernier, la mairie nous a demandé de baisser le volume sonore, ce que nous avons fait en changeant de sono. Et la nouvelle n'est vraiment pas performante!". L'organisatrice précise par ailleurs que certains festivaliers se sont "plaints de ne rien entendre".
 
 

Lutte contre la drépanocytose

Tous les commerçants ne sont pas unanimes. Si certains déplorent de mauvaises conditions de travail liées à un volume trop élevé et demandent l'interdiction du festival, d'autres, rapporte la Dépêche, assurent "ne pas être gênés par cette animation". Le festival qui se tient de 11 heures à 22h30 dans le centre-ville de Toulouse n'est pas "qu'une succession de concerts, ajoute Cassandre Saint-Louis. Il y a aussi de la danse, des contes… Le but est de faire connaître la culture afro caribéenne à Toulouse, et de lutter contre la drépanocytose". Des tombolas au profit de la recherche contre la maladie sont organisées, et chaque année, une partie des recettes du festival est également reversée à la cause.
 
 

En attente d'une décision municipale

Impossible de savoir le nombre de signataires de la pétition. Pour l'instant, les organisateurs restent en attente d'une réaction venant de la mairie de Toulouse. "Nous ne sommes qu'une petite association, je ne comprends pas pourquoi, au lieu d'aller voir la mairie, les commerçants ne sont pas d'abord venus nous parler", déplore Cassandre Saint-Louis.
 
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live