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Carburants : grandes manœuvres des pétroliers autour de la SARA

économie
SARA
Les installations de la SARA, au Lamentin ©Martinique 1ère
Le groupe pétrolier Rubis annonce ce lundi qu'il a proposé de racheter au groupe Total ses 50% de parts de la SARA, la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles. 
C'est le groupe pétrolier Rubis qui l'a annoncé il y a quelques heures par voie de communiqué (à lire intégralement en fin d'article) : il propose au groupe Total de lui racheter les 50% de parts qu'il détient dans la Société de Raffinerie des Antilles. En langage économique, Rubis a remis à Total "une offre irrévocable de rachat de sa participation".

Rubis veut s'implanter davantage encore dans la zone Caraïbes

L'objectif pour le pétrolier, erachetant la participation de Total, est de faire monter sa participation dans la Sara au minimum à 71%. 
Rubis est déjà bien implanté dans la zone géographique de la Caraïbe, où il a racheté fin 2012 un réseau jamaïcain de stations-service. Comme le précise son rapport annuel 2013, le groupe Rubis, basé dans l'hexagone, possède actuellement 82 stations-service aux Antilles et en Guyane et 35,5% des parts de la Sara.

Pourquoi Total se désengage ?

Depuis l'entrée en vigueur en février 2014 du "décret Lurel" qui avait pour objectif d'amener davantage de transparence dans la formation des prix des carburants Outre-mer, le PDG de Total n'a pas caché son agacement. En août dernier, Total a indiqué que "la rentabilité de la Sara était affectée" par le décret Lurel. Fin 2013, lors des négociations très tendues entre le gouvernement (et particulièrement Victorin Lurel, alors ministre des Outre-mer), les gérants de stations-service des DOM et les pétroliers, le bouillant Christophe de Margerie, PDG de Total, a plusieurs fois menacé de claquer la porte et de se désengager des Outre-mer. Voici donc cette menace en partie mise à exécution. 

Le communiqué intégral de Rubis


 

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