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Le retour en politique de Nicolas Sarkozy ne laisse personne indifférent

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Nicolas Sarkozy sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, le dimanche 21 septembre 2014.
Nicolas Sarkozy sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, le dimanche 21 septembre 2014. ©France 2 / AFP
Nicolas Sarkozy s’est exprimé dimanche soir sur le plateau de France 2 au sujet de son retour en politique, deux ans et demi après sa défaite à la présidentielle. Tour d’horizon des réactions des personnalités politiques liées à l’Outre-mer, soutiens et opposants confondus.
De ses soutiens inconditionnels à ses opposants farouches, le retour en politique de Nicolas Sarkozy ne laisse personne indifférent. Il s’exprimait dimanche soir sur le plateau de France 2. Quarante-cinq minutes au cours desquelles il a beaucoup critiqué le pouvoir en place, sans détailler pour autant sa future ligne politique (son intervention est à revoir ici dans son intégralité). Retrouvez ci-dessous les réactions des personnalités politiques liées à l’Outre-mer.

Les sarkozystes inconditionnels

La Réunionnaise Samia Badat-Karam, secrétaire nationale de l’UMP et conseillère municipale du XVIe arrondissement de Paris, se qualifie elle-même de "sarkozyste historique", d’où ses tweets dithyrambiques : 

Originaire de Martinique, Nathalie Fanfant (conseillère municipale UMP dans le XXème arrondissement et secrétaire national de l'UMP) n’a pas attendu l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy pour tracter sur les marchés franciliens.  


En Nouvelle-Calédonie, sans surprise, l’association des amis de Nicolas Sarkozy se réjouit de son retour, comme en témoigne son président, Eric Gay, interrogé par Nouvelle-Calédonie 1ère :

Nicolas Sarkozy a été le seul, lorsqu’il était en fonction, à être venu ici et à nous donner sa préférence. Il ne s’est jamais caché qu’il souhaitait que la Nouvelle-Calédonie reste au sein de la République française. Nous préférons travailler avec quelqu’un qui est direct, qui a cette franchise, et qui a la même façon de penser que nous."

 












Les militants calédoniens du Rassemblement-UMP peuvent d’ores et déjà parrainer Nicolas Sarkozy. Toutefois, l’enthousiasme n’est pas de mise partout en Outre-mer.

Les sceptiques 

Pour le député réunionnais Thierry Robert (Modem), ce retour est un "non-événement". Le député-maire de Saint-Leu déclare que Nicolas Sarkozy est le " président de la République qui a le plus divisé les Français" (voir le communiqué sur Réunion 1ère).

Le député UMP Hervé Mariton, ministre éphémère des Outre-mer au printemps 2007, est d’autant plus virulent à l’égard de Nicolas Sarkozy qu’il est lui-même candidat à la présidence du parti. "Bygmalion, le trou financier… a-t-il énuméré sur France Info lundi matin, j’ai trouvé que Nicolas Sarkozy était très léger à dire comme cela : "au fond, un trou de 74 millions, ça fait partie de la vie, nous n’avions qu’à ne pas perdre les élections…". Mais attendez une minute ! Il aurait d’abord fallu que les comptes de campagne ne soient pas rejetés…"


Quant au député UDI Yves Jego, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer de mars 2008 à juin 2009, il juge que "l'idée de l'homme providentiel qui vient sauver le pays" ou d'un "Superman", est "une idée dépassée". Au sujet de l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le candidat à la présidence de l’UDI a déclaré lundi sur France Info que tout cela était "très réchauffé". Yves Jego a également saisi le CSA, "afin que les candidats à la présidence de l’UDI bénéficient d’un traitement équivalent de la part de la rédaction de France 2 dans les prochains journaux de 20h".

Les opposants farouches

Restent enfin les opposants farouches à Nicolas Sarkozy. La porte-parole du Parti socialiste, la Réunionnaise Corinne Narassiguin, n’a eu de cesse de tacler l’ancien président sur Twitter :


Pour la garde des sceaux, Christiane Taubira, qui s’exprimait dimanche après-midi au micro du monde.fr, le retour de Nicolas Sarkozy n’augure rien de bon. "Pour moi il n’est pas raciste, avance la Guyanaise, mais ses discours de Dakar et de Grenoble ont légitimé des propos, des attitudes, des conceptions racistes...". Elle craint également le retour d’une "certaine agressivité" dans les débats et déplore la "maltraitance de la langue française" opérée par l’ancien chef de l’Etat.
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