Près de 36 millions d'esclaves dans le monde, 8 600 en France

société
Carte Walk Free.
En rouge, les pays qui comptent le plus de personnes en situation d'esclavage. ©Walk Free
Selon les chiffres de la Fondation Walk Tree, pas moins de 36 millions de personnes dans le monde sont victimes de l'esclavage moderne. L'Inde et Haïti sont particulièrement concernés, la France compte 8 600 victimes.
Qui sont les esclaves d'aujourd'hui ? Combien sont-ils, où vivent-ils, qui les exploite ? Cette nouvelle enquête de la Fondation Walk Free révèle des chiffres alarmants : pas moins de 35,8 millions de personnes sont aujourd'hui en esclavage dans le monde. Une précédente étude datant de 2013 avançait alors le chiffre de 30 millions. Le nouveau chiffre, en augmentation de 20%, n'est cependant pas dû à une explosion du nombre des cas en quelques mois mais à une nouvelle méthodologie.
 

14,3 millions d'esclaves en Inde

Au total, 167 pays ont été passés au crible par cette étude. Pour la fondation, sont considérés comme de l'esclavage la traite d'être humains, l'exploitation sexuelle, le travail forcé, la servitude pour dette ou les mariages forcés ou arrangés.
Et c'est l'Inde, qui remporte la triste palme du plus grand nombre de personnes réduites en esclavage : 14,3 millions de victimes rien que pour ce pays de près de 1,3 milliard d'habitants. Mais proportionnellement à la population, c'est en Mauritanie que la part relative d'esclaves est la plus importante (4%).
 
Haïti figure également sur la liste de Walk Free, avec notamment le recours aux enfants domestiques, les "restaveks", au service des familles riches. Sont également visés le Quatar, l'Ouzbékistan, la Chine, la Russie et le Pakistan.
 

8 600 esclaves en France

En France, on estime à 8 600 le nombre de personnes réduites en esclavage, majoritairement des femmes originaires d'Afrique du Nord et de l'Ouest d'Asie et d'Europe de l'Est. Selon les associations de lutte contre l'esclavage moderne, tous les milieux sociaux sont concernés, des diplomates aux quartiers défavorisés en passant par la famille bourgeoise. Parmi les derniers cas en date, un gérant de société,  a été condamné en avril pour avoir exploité deux hommes de 63 et 71 ans pendant plusieurs décennies.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live