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L'UMP lance une pétition en ligne contre le remplacement des jours fériés catholiques Outre-mer

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Pétition en ligne contre remplacement jours fériés outre mer
Le député UMP, Eric Ciotti, est à l'origine de cette pétition en ligne contre le remplacement des jours fériés catholiques Outre-mer. ©CITIZENSIDE/AURÉLIEN MORISSARD / citizenside.com
Des parlementaires UMP ont lancé, mardi, une pétition en ligne contre le remplacement des jours fériés catholiques Outre-mer. Ils protestent contre l'amendement à la loi Macron adopté à l'Assemblée le 18 février. La pétition a déjà recueilli des milliers de signatures.
Les parlementaires UMP Eric Ciotti et Bruno Retailleau ont lancé, mardi soir, une pétition en ligne contre la possibilité de remplacer des jours fériés catholiques dans les régions et départements d'Outre-mer par des jours fériés "locaux".
Un amendement à la loi Macron a introduit cette disposition. Elle ne pourra s'appliquer que lorsque la loi Macron aura été promulguée et si l'amendement est maintenu dans les prochaines étapes de la procédure parlementaire et non censuré au final par le Conseil constitutionnel.

Une pétition adressée au Premier ministre

Le député des Alpes maritimes et le sénateur de Vendée, tous deux présidents de leur département, ont intitulé leur pétition "non à la communautarisation des jours fériés". Elle est adressée au Premier ministre Manuel Valls et en ligne sur change.org"Créer des congés communautaires, c'est mettre en congé la République", estiment-ils. Moins de 24 heures après sa mise en ligne, la pétition a atteint ce mercredi matin près de 3.800 signatures.

Pétition en ligne contre remplacement jours fériés outre mer
©Capture d'écran

Un possible recours devant le Conseil Constitutionnel 

Eric Ciotti avait déjà évoqué son intention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel si l’amendement devait être définitivement adopté. Depuis la présentation de ce texte, le député UMP y est farouchement opposé. Il s'était notamment exprimé à ce sujet sur son compte Twitter.


Un amendement fortement critiqué

Lundi 23 février, le porte-parole de l'UMP Sébastien Huyghe s'était "insurgé" contre cette "République à la carte". 
L'Eglise catholique est aussi vent debout contre cette "attaque forte contre la religion catholique", tandis que la députée FN Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé un "délire laïcard".

Ericka Bareigts veut que la polémique cesse 

La députée réunionnaise à l'origine de cet amendement demande, elle, que la "polémique cesse". Au micro de la radio Outre-mer 1ère, Ericka Bareigts a réagi lundi 23 février. "Nous sommes sur un amendement qui donne juste une possibilité. Il est écrit dans le texte : "peut". En français, le mot "peut" a un sens. Cet amendement, limité aux territoires ultramarins, permettra donc à ces territoires, s’ils le souhaitent après dialogue et discussion, de réfléchir à ce que certaines dates du calendrier puissent être partagées. C'est une idée riche et généreuse qui n’a rien à voir avec l’approche que peuvent avoir certains. Nous sommes dans la fraternité."