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Villa Pamplemousse à Saint-Martin: Patrick Balkany mis en examen

Le député maire de Levallois-Perret (92) a été mis en examen pour déclaration mensongère sur son patrimoine. Parmi les biens dissimulés, deux villas situées à Saint-Martin, dont la fameuse villa Pamplemousse.

La villa Pamplemousse à Saint-Martin de nuit © DR
© DR La villa Pamplemousse à Saint-Martin de nuit
  • Maïté Koda (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
Patrick Balkany est à nouveau mis en examen dans  le cadre de l'enquête sur son patrimoine. Cette fois-ci, c'est pour déclaration mensongère de patrimoine.
Les juges le soupçonnent  d'avoir, entre avril 2011 et janvier 2014, "fourni une évaluation mensongère" dans ses déclarations de patrimoine. Dans ce dossier, Patrick Balkany est déjà mis en examen pour fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale.
 
 

Deux villas à Saint-Martin

L'enquête menée par les magistrats financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon concerne la propriété où vit le couple à Giverny (Eure), mais donnée à leurs enfants en nue-propriété, et trois villas: deux situées sur l'île antillaise de Saint-Martin et une autre à Marrakech, Dar Gyucy.
 
La villa Pamplemousse de Saint-Martin qui figure parmi les biens mis en cause, a depuis été vendue par la Justice. Le couple avait longtemps nié être propriétaire de cette luxueuse demeure. C'est finalement Isabelle Balkany, la femme de Patrick Balkany qui, lors d'une garde-à-vue en mai 2014, avait reconnu que le couple possédait la villa depuis 1997. La valeur du domiile avait été estimée à 3 millions d'euros.
 
 

"Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d'acquérir un tel patrimoine"

 





"Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n'est à leur nom", relève une ordonnance de saisie des juges, selon une source proche du dossier. "Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d'acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité", soupçonnent les juges, selon la même source.
Les magistrats sont convaincus que le couple a eu recours à des sociétés du Liechtenstein, de Singapour ou de Panama, afin d'éviter d'apparaître comme propriétaires. 

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