Ariane 6 en route vers Kourou pour des essais au Centre spatial guyanais

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Lanceur Ariane 6
Le modèle du lanceur d'Ariane 6, lors d'une présentation en août 2019 à Rostock, en Allemagne. ©JENS BUTTNER / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance
Les principaux éléments de la fusée Ariane 6, l'étage principal et l'étage supérieur, ont quitté leurs sites de production pour la Guyane, où ils seront testés sur leur pas de tir à Kourou avant le vol inaugural du lanceur, a annoncé mardi ArianeGroup.

L'étage principal de la fusée équipé de son moteur Vulcain 2.1 a quitté son site d'assemblage des Mureaux, près de Paris, sur une barge remontant la Seine jusqu'au Havre où il a été embarqué sur un navire. Celui-ci a ensuite rallié Brême (Allemagne) pour y charger l'étage supérieur et son moteur Vinci avant de prendre la mer en direction de la Guyane française. "L'arrivée des deux étages au Centre spatial guyanais est prévue mi-janvier", précise ArianeGroup dans un communiqué."Ce premier exemplaire complet d'Ariane 6 est destiné aux essais combinés du lanceur avec son nouveau pas de tir", spécifiquement construit pour la fusée sous l'égide du Cnes, l'agence spatiale française. Le début de ces essais, première rencontre entre le lanceur et son pas de tir, est prévu en avril. Le vol inaugural de la fusée, dont les étages sont actuellement en cours d'assemblage, est lui prévu cet été, suivant le résultat des essais combinés.


  

"Anticiper tous les risques"

Interface fusée-pas de tir, remplissage et vidange des réservoirs, logiciels de vols... "Il est essentiel d'anticiper tous les risques potentiels et de finaliser toutes les vérifications dans les conditions les plus proches possible du vol pour assurer la réussite du lancement inaugural d'Ariane 6", explique Franck Huiban, directeur des programmes civils d'ArianeGroup, cité dans le communiqué. Concrètement, une fois à Kourou, les deux étages seront assemblées à l'horizontale dans le bâtiment d'assemblage lanceur (BAL). Le lanceur sera ensuite positionné à la verticale sous son portique mobile où les propulseurs d'appoint, les boosters, seront fixés."Il s'agit ici d'un changement majeur par rapport à Ariane 5, puisque Ariane 6 reçoit ses boosters à poudre et sa partie haute (incluant coiffe et charge utile) directement sur le pas de tir" et non dans un bâtiment d'assemblage, note l'entreprise.

Pour ces essais combinés, Ariane 6 ne décollera pas mais le moteur Vulcain de son étage principal sera notamment allumé à plusieurs reprises. Un autre exemplaire de l'étage supérieur, équipé de son moteur réallumable Vinci destiné à fonctionner dans le vide spatial, s'apprête de son côté à être testé à Lampoldshausen (Allemagne).