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Basket : Les Martiniquaises Sandrine Gruda et Iliana Rupert en quête d'une 3ème qualification olympique

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Les basketteuses martiniquaises Sandrine Gruda et Iliana Rupert
Les basketteuses martiniquaises Sandrine Gruda et Iliana Rupert ©Ilmars ZNOTINS AFP / Maria Jose Segovia / NurPhoto
Après l'argent à Londres en 2012 et la quatrième place à Rio en 2016, les basketteuses françaises visent une troisième participation consécutive aux Jeux olympiques à Tokyo. Le tournoi de qualification débute ce  de jeudi à Bourges.
 
Solidement installée en haut de la hiérarchie du basket féminin depuis plus d'une décennie, l'équipe de France s'est ouvert la voie vers les JO-2020 en prenant ladeuxième place de l'Euro-2019 en juin dernier. Une quatrième médaille d'argent de suite et un sixième podium de rang au Championnat d'Europe synonymes de qualification pour ce TQO à domicile au Prado de Bourges, avec quatre prétendants -France, Australie, Brésil, Porto Rico- et trois places en jeu pour le Japon cet été.
 
 

Des adversaires de taille

De là à parler d'une formalité? "Ce serait une erreur de penser que ce TQO sera simple et que la qualification est déjà dans la poche. Non. Le mot d'ordre, c'est concentration et ne sous-estimer personne", prévient la capitaine Endy Miyem. Pour leur premier match jeudi soir, les Françaises vont se mesurer aux Australiennes, vice-championnes du monde en 2018 et présentes sur presque chaque podium international depuis les JO-1996 à Atlanta (cinq médailles olympiques sur six possibles, cinq médailles mondiales -dont le titre en 2006- sur six possibles).

Les Opals pourront notamment compter sur leur centre Liz Cambage, impressionnante lors du Mondial-2018 du haut de ses 2,03 mètres. "C'est sûr qu'elle avait évolué à un niveau assez dingue. Elles ont leurs armes, nous on a les nôtres", explique Miyem.
 

Marquer les esprits

Les Brésiliennes se trouvent en revanche dans un creux, loin des années 1990 dorées -championnes du monde en 1994 puis vice-championnes olympiques deux ans plus tard à Atlanta- et ont notamment raté le Mondial-2018, pour la deuxième fois seulement de leur histoire après 1959. Enfin, l'inconnu se nommera Porto Rico, nouveau venu sur les parquets (16e et dernière place au Mondial-2018 pour leur première participation). "On sait qu'elles ont fait de bons résultats, notamment contre le Canada (défaite 84-80 en novembre en pré-TQO). C'est une équipe qu'il ne faut pas négliger", souligne Miyem.
 

L’objectif d' Iliana Rupert

Mais au-delà du billet pour le Japon, les Françaises veulent aussi marquer leur territoire. "Terminer première, ça veut dire gagner tous ses matches, face à de bonnes nations. Ça peut nous faire du bien et envoyer un message aux autres équipes. C'est un objectif", estime Iliana Rupert, symbole à 18 ans de la nouvelle génération avec Marine Fauthoux (19 ans).
D'autant plus que les résultats du TQO seront pris en compte dans le classement mondial qui servira de base pour la constitution des chapeaux du tirage au sort du tournoi olympique, le 21 mars à Tokyo.
 

Vers une 3ème qualification consécutive

Cette qualification garantirait au basket français une présence aux Jeux dans quatre éditions consécutives chez les messieurs -déjà assurés de voir Tokyo cet été- et les dames (2012, 2016, 2020 et 2024), privilège réservé aux grosses puissances de la discipline.
Elle confirmerait aussi l'excellente santé du basket féminin tricolore, qui a su absorber la retraite internationale de sa star Céline Dumerc après l'Euro-2017. "L'avantage en France, c'est qu'il y a une formation derrière qui est très performante et qui permet d'avoir cette continuité. Tous les ans, c'est un groupe qui se forme avec de nouvelles joueuses", se réjouit Valériane Vukosavljevic (née Ayayi), ailière aux 100 sélections.