Ecouter les Outre-mer- Réunion -Sous les palmistes

ecouter les outre-mer

Ecouter les Outre-mer- Réunion -Sous les palmistes

Dans le sud sauvage de l’île, sur les contreforts du volcan, se cachent des plantations précieuses. Palmistes, vanille et épices se partagent ce terroir unique au seuil des forêts primaires. Le vent se joue des palmes, qui imitent alors le son du ressac, écoutez !

Le sud sauvage porte bien son nom : d’un côté, les coulées du Piton de la Fournaise, laves noires piquées de mousses, lichens, et forêts luxuriantes. De l’autre, les assauts de l’Océan Indien déchiquetant les falaises. Les quelques villages posés entre ces deux forces de la nature arborent des jardins parmi les plus fleuris de l’île. Une pincée de cases colorées surgissent au pied des forêts, sans paraitre se soucier de la présence menaçante du Piton au-dessus.

Derrière leurs jardins se dissimulent les plantations. Cachées, car très prisées des braconniers ! Des sentiers s’enfoncent entre les racines des vacoas et les troncs des bois de rempart. Des panneaux et des « garanties » – rubans de tissu rouge chargés d’imprécations –dissuadent le curieux de s’aventurer trop loin. 

Mais sauriez-vous reconnaitre un palmiste? Un palmier qui pourrait sembler anodin, si son cœur – le chou – n’était un incontournable des repas de fêtes. Mais pour une salade de palmiste frais, il faut couper l’arbre ! 

Des décennies sont nécessaires pour que les laves deviennent terreau fertile, il faut des années pour que le palmiste offre son cœur aux épicuriens de l’île. Entre le tronc et les palmes, il s’étire et grossit. Attendant son heure de gloire.

Ecouter les Outre-mer- Réunion -Sous les palmistes
Plantation de palmistes et vanille ©Anne Bonneau

Durant tout ce temps, le tronc des palmistes sert de tuteur aux lianes de vanille dans cette plantation du village du Baril. A leur pied poussent le curcuma et le gingembre. Tout au long de l’année, des pluies diluviennes viennent nourrir l’humus des grandes pentes. Les vents ne cessent pas. L’océan gronde en contrebas. Mais ce ne sont pas les vagues que vous entendez là, mais bien le chant des palmistes sous les alizés !

Kom dit kréol, Kan la mer i bat’, laisse ali bat’ ! Laissez le temps à la pluie et au vent, ils vous le rendront bien…

Les Outre-mer en continu
Accéder au live