Écouter les Outre-mer - Guyane : Le couac

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Le couac

Il est 15 heures au village Norino. Entourés des plus jeunes, Doralice, Mariana, Nelissa et Georges s'affairent dans la préparation du couac, avec comme ingrédient essentiel les racines du manioc.
Le couac
©Phil Labonté

Ces tubercules, qui sont la base de l’alimentation chez les trois communautés de Guyane (amérindien, bushinengué et créole) sont d’abord arrachés à la terre dans les abattis. Après cela, viennent alors les autres étapes.
Grattage et nettoyage : Cette action se réalise en générale sous forme de « mayouri ». Les volontaires grattent les maniocs puis les lavent à l’eau clair.
 
Le râpage : cette étape s’effectue à l'aide d'une grande râpe fabriquée artisanalement (Tima en palikur). Les hommes réduisent le manioc à l'état de pâte.
 
Le séchage : la pâte est placée dans une grande "couleuvre" (matap en palikur), longue vannerie allongée, avec une boucle à chaque extrémité, ce qui permet ainsi de presser la pâte de manioc et d'en extraire le jus toxique.
 
Le tamisage : passage au tamis ou le "manaré" (Hu en Palikur), une étape importante qui consiste à extraire les fibres du manioc. On obtient alors la farine.
 
La mise en platine : dernière étape qui consiste à griller la farine de manioc. On doit veiller à la remuer et retourner constamment jusqu'à la cuisson de cette dernière.
 
Selon la quantité de manioc, la fabrication peut durer 3 à 6 jours, voire plus.
 
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