publicité

Planète outre-mer

Une chronique présentée par Caroline Marie

Planète outre-mer

Trente pays au chevet des oiseaux de la Caraïbe

250 personnes engagées dans la préservation des oiseaux se retrouvent du 25 au 29 juillet en Guadeloupe pour la 22e conférence internationale de la Birds Caribbean. Venues d'une trentaine de pays, ces passionnés cherchent des solutions pour enrayer la disparition des oiseaux de leurs territoires.

  • Par Caroline Marie
  • Publié le
Plus de 700 oiseaux ont été recensés dans la Caraïbe dont 178 espèces endémiques, c'est-à-dire qui n’existe nulle part ailleurs sur la planète. Mais cette biodiversité unique au monde est en danger : plusieurs espèces d’oiseaux ont d’ores et déjà disparu et la plupart sont menacés. Pour préserver cette biodiversité unique, l’association birds caribbean multiplie les actions sur le terrain et organise tous les deux ans une conférence internationale qui a lieu cette année en Guadeloupe. Plus de 250 participants sont arrivés de tous les pays de la Caraïbe y compris des délégations de Martinique et de Guadeloupe, des Etats Unis, du Canada, mais aussi des pays d'Amérique latine et d'Amérique du Sud.

La grande valeur ajoutée de cette conférence, c'est de rassembler tous les acteurs qui travaillent à la conservation des oiseaux de la Caraïbe. Nous avons de nombreux problèmes similaires concernant nos oiseaux endémiques et nos oiseaux migrateurs. Donc ici, nous partageons nos problèmes, nos idées, nous mettons en place des projets et nous cherchons des solutions communes pour mieux conserver nos oiseaux 
- Lisa Sorenson, directrice executive de l'association Birds Caribbean

Cette année, la birds caribbean conférence met l'accent sur la lutte contre le trafic d’espèces sauvages qui se développe dans la région, la pollution au plastique et souhaite sensibiliser les acteurs à l'intérêt de développer une économie durable autour des oiseaux. 
Pendant cinq jours, ateliers, prises de paroles, compte rendu scientifique vont se succéder ainsi que sorties sur le terrain.

La faune et la flore de Guadeloupe n'est pas trés bien connue, même des guadeloupéens. Or, on ne protège que ce que l'on connaît d'où l'intérêt de faire des sorties sur le terrain pour que les participants de la conférence puissent découvrir nos oiseaux et notre nature
Anthony Levesque, naturaliste et membre de l'association Amazona

Juste avant le début de la conférence, le Canada a organisé un atelier pendant deux jours consacré aux Limicoles. Ces oiseaux migrateurs parcours des milliers de kilomètres. Ils partent du Nord du Canada et s'arrête en Guyane ou au Surinam pour passer l'hiver ou pour se reposer avant de poursuivre leur voyage vers l'Amérique du sud. La Guyane abrite ainsi 80 % de la population mondiale de ces oiseaux. Deux membres du GEPOG, le groupe d'étude et de protection des oiseaux de Guyane, ont fait le déplacement. Olivier Claesens et le directeur Roland Eve sont venus car trois des Limicoles sont en danger critique. En seulement quelques années, leur population a chuté de façon vertigineuse. Or, la pression de la chasse augmente. Si certaines espèces comme les canards peuvent supporter la chasse, pour d'autres espèces comme les Limicoles, cela peut leur être fatal.
L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play