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Enchères : 400 000 euros pour un squelette de dodo

Un rarissime squelette de dodo a été vendu à Londres pour 400 000 euros. C'est Le Parisien dans son édition de jeudi qui révèle cette information. Cet animal, originaire de l'île Maurice a disparu au XVII ème siècle, 70 ans après l'arrivée des colons.  

Un squelette de dodo vendu 400 000 euros © DR et Digital Library for the Decorative
© DR et Digital Library for the Decorative Un squelette de dodo vendu 400 000 euros
  • Par Cécile Baquey
  • Publié le , mis à jour le
Un squelette qui se vend à 400 000 euros à des enchères organisées par la maison londonienne Summers Place Auctions, cela a de quoi surprendre. Mais il s'agit d'un squelette de dodo, un oiseau éteint depuis le XVIIIe siècle dans les îles Mascareignes (La Réunion, île Maurice, Rodrigues) où il vivait paisiblement.  

Squelette à 400 000 euros

Ce squelette si onéreux mesure 61 centimètres, précise Le parisien dans un article. Il ne lui manque qu'une partie du crâne et une paire de griffes. D'après le quotidien, il ne reste que 12 squelettes complets de dodo à travers le monde, presque tous sont conservés dans des muséums d'histoire naturelle.  

Squelette de dodo vendu 400 000 euros © Capture d'écran
© Capture d'écran Squelette de dodo vendu 400 000 euros

Victime des hommes

Le dodo est souvent présenté comme le symbole de la 6e extinction de biodiversité, causée par les activités humaines. Il est vrai qu'au XVIIème siècle, le dodo qui vivait paisiblement sur l'île Maurice n'a pas fait "long feu". Soixante dix ans après l'arrivée des premiers colons dans l'île paradisiaque de l'océan Indien, les dodos ont disparu, chassés par les hommes, mais aussi victimes des rats, des chats qui ont accompagnés les colons. 

Dodo au Muséum national d'histoire naturelle d'Oxford © BazzaDaRambler
© BazzaDaRambler Dodo au Muséum national d'histoire naturelle d'Oxford

Un oiseau qui ne vole pas

Le dodo était également présent à La Réunion. Le capitaine Castelon qui s'arrêta en 1613 sur l'île Bourbon (ancien nom de La Réunion) raconte que l'île était alors couverte d'oiseaux, au milieu desquels se trouvait "un grand oiseau de la taille d'un dindon, très gras, et avec des ailes si courtes qu'il ne pouvait pas voler. Nos hommes les tuaient avec des bâtons et des pierres. Dix hommes purent en prendre assez pour nourrir quarante hommes par jour". A ce rythme, le dodo qui ne volait guère avait bien du mal à se défendre face aux hommes.

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