La Guadeloupe dotée de nouvelles filières de récupération des déchets de santé

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traitement des déchets de soin
©DASRI
Chaque année, 5 tonnes de déchets de soins sont produits à domicile ou dans les structures hospitalières. Si les professionnels traitent quasi-systématiquement ces aiguilles, compresses et traitements, ce n'est pas toujours le cas des particuliers. 7 points de collectes vont être crées chez nous.
Les déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI) sont les seringues, les compresses, les scalpels et autres outils, les médicaments ou encore les restes anatomiques générés par les activités de soin de diagnostic, de suivi ou de traitement dispensées par les professionnels ou parfois par les particuliers eux-mêmes. Ces déchets doivent impérativement être traités dans des filières spéciales pour procéder à leur désinfection puis à leur incinération. Or, chaque année, plusieurs tonnes de ces détritus partent dans le circuit classique de traitement des ordures ménagères.

Un risque sanitaire et écologique

A titre indicatif, l’institut de veille sanitaire estimait à 16000 le nombre d’accidents d’exposition au sang en milieu hospitalier en 2009. Le risque est certes présent dans les établissements de santé, où les DASRI sont pourtant quasi systématiquement traités, mais il l’est aussi et surtout à domicile. La plupart des patients en auto-traitement en Guadeloupe jettent leurs produits usagés dans leurs poubelles ou entreposent les boites jaunes distribuées pour le recyclage des déchets de soin. Ainsi, l’exposition à une contamination fortuite est vaste, le risque est présent pour la famille tout d’abord, pour les agents de traitement des ordures lors de la manipulation des détritus mais aussi pour l’environnement. En effet de nombreux produits contiennent des agents polluants qui peuvent se répandre dans les sols et la dispersion dans la nature d’aiguilles infectées, par exemple, risque de contaminer des organismes vivants.

Des nouveaux points de collecte en Guadeloupe.

L’Etat, la région, l’ADEME et l’ARS ont donc décidé de se mobiliser et de communiquer pour diminuer ce risque de contamination. Le ministère de la santé a publié un guide sur son site internet pour apprendre à la population à gérer et recycler leurs déchets de soin. En Guadeloupe, la région, l’agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie et l’agence régionale de santé veulent aussi plus et mieux communiquer sur ce sujet. Si pour l’heure deux bornes de collectes existent déjà à Saint-François et Baie-Mahault, les différentes instances vont mettre en place des points relais dans 7 pharmacies de Guadeloupe pour permettre aux patients de venir déposer leurs boites de stockage et d’en récupérer de nouvelles. Les officines passeront ensuite par les sociétés de traitement pour procéder à la décontamination et à l’incinération. Ce service et les boites seront gratuits dans les pharmacies partenaires.
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