La CCI pourrait licencier

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La chambre de commerce et d'industrie des îles de Guadeloupe devait voter son budget primitif 2014 et son budget rectificatif 2013 hier. L'examen a finalement été repoussé pour parler des baisses budgétaires prévues par l'Etat. Colette Koury a annoncé que des licenciements étaient envisagés.
Les chambres de commerce et d'industrie, comme de nombreux services, devront se serrer la ceinture l'année prochaine. Le projet de loi sur le budget 2014 prévoit des baisses dans quasiment toutes les enveloppes allouées jusqu'à aujourd'hui par l'Etat. Ainsi, au niveau national, les chambres vont voir leurs budgets se contracter de 275 millions d'euros l'année prochaine : 175 millions d'euros en moins pour l'amélioration des finances de la France auxquelles s'ajoutent 100 millions d'euros de diminution ré-alloués à l'allègement de la pression fiscale sur les entreprises.
La deuxième coupe est plutôt acceptée par les organismes mais la première ne plait pas en revanche.
Du coup hier, en Guadeloupe, l'assemblée générale et le vote des budgets primitif 2014 et rectificatif 2013 ont été repoussés. Les débats ont surtout été anglés sur ces réformes gouvernementales.

Des réductions qui tombent mal

Cet affaiblissement des allocations de l’Etat entraînera une baisse de 20% des fonds annuels de la CCI des îles de Guadeloupe. Le timing n'est pas bon pour 2014 puisque c’est l’année prochaine que la chambre doit faire passer la gestion de l’aéroport à une société privée (dont elle restera actionnaire avec l’Etat). Une coïncidence malheureuse qui va entraîner la perte d’1,7 millions d’euros de recettes en provenance de pôle caraïbes et la baisse de 2 millions d’euros du soutien national. Soit 3,7 millions d'euros en moins dans le budget. Une diminution qui, selon Colette Koury, ne pourra être supportée.
Pour rappel, le 8 Octobre dernier, la présidente de la CCIIG, avait envisagé de retarder la cession de l’aéroport afin de faire pression sur le gouvernement.

Licenciements et liquidations

Les deux mots ont été lâchés. Sans un recul du gouvernement, la chambre va être dans l'obligation de supprimer des postes au sein de ses services. Colette Koury a annoncé hier que les filiales déficitaires de la CCIIG seraient les premières touchées par ces diminutions de personnels . La présidente de l'organisme a en plus ajouté que si ce régime des effectifs ne suffisait pas à combler les pertes, elle pourrait procéder à la liquidation complète des cellules en difficulté. La menace de retarder la cession de l'aéroport est par ailleurs maintenue. La chambre de commerce et d'industrie des îles de Guadeloupe espère encore obtenir un soutien de l'Etat.