La famille de Thierry Dol est soulagée

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Thierry Dol et ses parents à Villacoublay ©AFP-KENZO-TRIBOUILLARD
La famille proche de Thierry Dol et le maire du François, Maurice Antiste sont allés accueillir l'ex-otage ce matin à l'aéroport militaire de Villacoublay. Ils ont eu le temps de le retrouver quelques minutes sur le tarmac avant que le martiniquais n'aille passer des examens à l'hôpital.
Les 4 ex-otages d'Arlit sont arrivés en France ce matin. Ils ne se sont pas encore exprimés devant les caméras, seul le président de la république a pris la parole, saluant à nouveau le travail des autorités nigériennes et souhaitant de la quiétude à Thierry Dol, Daniel Larribe, Marc Féret et Pierre Legrand.
Les 4 hommes ont eu quelques minutes pour échanger et s'étreindre avec leurs familles à la descente de l'avion de la république française avant d'être transférés à l'hôpital du Val-de-Grace pour y passer des examens médicaux. Ils ont finalement pu retrouver leurs proches en début de soirée. 
Martin Baumer a interviewé la mère de Thierry Dol, Marie-Jo, après leurs retrouvailles à l'aéroport, elle s'est dite soulagée :

Marie-Jo Dol

 
Les échanges avec son fils ont été courts mais l'essentiel, c'était de le retrouver : 

Marie-Jo Dol


Maurice Antiste, le sénateur maire du François était aussi à Villacoublay pour accueillir Thierry Dol. Il a exprimé sa joie de le revoir même si selon l'élu, les ex-otages ne sont pas encore totalement libérés :  

Antiste libération dol

 

Le prix de la liberté
Depuis hier, la question qui se pose c'est de savoir combien a coûté la libération des 4 otages d'Arlit et qui a payé. Un transfert d'argent aurait eu lieu entre les ravisseurs et les forces de sécurité en plein Sahel. Les otages auraient ensuite été récupérés grâce à des coordonnées GPS fournies en échange de la rançon.
Dans un premier temps, certains médias ont affirmé qu'Areva avait débloqué les fonds. Selon le journal Le Monde qui cite des sources qui ont travaillé sur cette opération, plus de 20 millions d'euros auraient en fait été puisés sur des fonds secrets alloués à la direction générale des services d'espionnage (DGSE) en raison de l'échec des interventions de secours.
Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, avait dans un premier temps affirmé que la France n'avait rien payé pour la libération de Thierry Dol, Daniel Larribe, Marc Féret et Pierre Legrand, il a aujourd'hui déclaré qu'aucun fond public n'avait été utilisé pour le paiement de la rançon.