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Le poisson lion peut être contaminé par la molécule chloredécone

La DAAF recommande de ne pas consommer les poissons lions issus de la zone de restriction. L'espèce a subit des contaminations au chloredécone.

Poisson-lion © DR
© DR Poisson-lion
  • Par Catherine Le Pelletier
  • Publié le
La direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DAAF) vient de publier un document interdisant la pêche du poisson-lion de la pointe Beaugendre à Vieux-Habitants à la pointe de la verdure au Gosier. Les individus de cette espèce installés dans cette zone de restriction de pêche ont été contaminés par la molécule chloredécone.

Une constatation récente

Une liste de restriction des espèces pour cette zone de pêche avait été produite par l'instance il y'a quelques mois en raison de la contamination au chloredécone. Le poisson-lion n'y figurait pas jusqu'ici car il n'avait jamais été contrôlé. Mais au vu de sa consommation, la DAAF a réalisé des prélèvement cette année et les derniers tests réalisés sur le pterois volitans montre qu'il a aussi été victime de la molécule. Sa pêche y est donc désormais interdite et sa consommation fortement déconseillée. Un nouvel arrêté devrait être publié dans les semaines à venir pour y faire figurer l'espèce.
Les autres poissons-lions pêchés en Guadeloupe peuvent être consommés sans inquiétude.

Pas de déplacement

Le poisson-lion est très sédentaire, il y a donc peu de risque que des individus touchés par le chloredécone soient pêchés ailleurs que dans la zone de restriction. La DAAF encourage donc toujours à la pêche et à la consommation de celui-ci afin de limiter la prolifération de l'espèce. Le pterois volitans se reproduit très rapidement et il n'existe pas de prédateur naturel de ce poisson dans nos eaux.

Paul Kermorgan est directeur adjoint de la DAAF, il était l'invité du grand direct avec Franck Aristide :

kermorgan

 

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