Débrayage des services de voirie à Pointe-à-Pitre

société
Suite grève à la STAR : poubelles
©Réunion 1ère
Depuis ce matin, les services de voirie de Pointe-à-Pitre lèvent le pied. Ils reprochent à la municipalité d’avoir adopté une décision afin de privatiser le service dès le mois de février. En face on n’est qu’à moitié surpris de cette action « inopinée »
Ne vous attendez pas au ramassage du contenu de votre poubelle ou de votre benne à ordure aujourd’hui. Le personnel communal affecté à ce service ne travaillera pas. Il souhaite attirer l’attention du plus grand nombre sur des points qui l’inquiètent. Un mécontentement manifesté par un débrayage. C’est essentiellement une décision adoptée en conseil municipal le 16 décembre dernier  qui cause cette action : confier la voirie à des entreprises privées à compter du 1er février 2014.


Les raisons de la colère

Mario Varo est porte parole des agents concernés. Il précise qu’ils refusent ce choix du conseil, et se disent « méprisés » par le maire. Ils lui reprochent de « ne pas les consulter et de ne pas répondre à leurs sollicitations ». A ce jour, ils n’ont pas eu de réponses à leurs multiples courriers. De plus selon eux l’adoption de cette décision n’est pas correcte au regard de la loi. Ils évoquent notamment le non respect du décret du 30 mai 1985 et la consultation du Comité technique paritaire.
Par ailleurs ils dénoncent le fait que la municipalité n’ait pas renouvelé son parc automobile concerné. Une méthode d’anticipation selon eux, afin de faciliter l’adoption du recours à des prestataires privés.


L’étonnement côté mairie

Le maire Jacques Bangou, interpellé à propos de l’action des agents ce matin, avoue n’être qu’a moitié surpris. Pour le premier magistrat de Pointe-à-Pitre, les procédures ont été respectées car l’adoption s’est faite « après l’émission d’un avis du Comité technique paritaire ». Outre l’aspect réglementaire il a également rappelé que l’emploi du personnel serait préservé. Il restera toujours personnel de la ville, mais de fait affecté au renforcement des équipes de propreté.


Le fond et la forme

Si le maire comprend que ce sujet interpelle les agents concernés, il leur reproche cependant la forme : « un débrayage c’est une manière élégante de faire grève sans prévenir pourquoi ». Selon lui, il s’agit de « l’action d’un groupe syndical » qui tente de le perturber et veut simplement faire obstacle à une décision du conseil municipal.


L’ouverture au dialogue

La collecte des ordures ne doit être perturbée que ce lundi. Avec d’un côté des agents qui disent vouloir être entendus et en face un maire qui se dit prêt à répondre aux sollicitations de son personnel, « à partir du moment où les formes sont respectées »…Visiblement rien ne devrait compromettre une communication normale entre les deux parties.