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Jaques Bino, 5 ans déjà

société
Petit-Canal
©Données Cartographiques Google
Dans la nuit du 17 au 18, la mobilisation du LKP, paralysant la Guadeloupe, est ponctuée brutalement par le décès du syndicaliste Jaques Bino. Cet après-midi le collectif fondé alors en sa mémoire se rassemble à Petit-Canal, afin d'entretenir son souvenir.

Rappel des faits

Février 2009, la grève générale menée par le Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) dure depuis près d'un mois. Le mardi 17 au soir, les forces de l’ordre et de nombreux perturbateurs à l’ordre public jouent à un dangereux « cache-cache » notamment dans les rues de Pointe-à-Pitre. Depuis plusieurs jours déjà le ton monte et les échanges sont de plus en plus musclés, mais reposent toujours jusqu’à présent sur un principe d’intimidation.
Si la situation ressemble à un « combat de coqs » entre police gendarmerie et fauteurs de trouble, elle prendra ce soir là un virage dramatique.
Peu avant minuit, Jacques Bino, syndicaliste membre de la CGT Guadeloupe et militant du LKP, rentre chez lui en voiture après un meeting à Pointe-à-Pitre.
Mais il n’arrivera pas jusqu’à son foyer. Il reçoit un tir mortel dans la poitrine. Le père de famille n’y survivra pas. Il avait 48 ans.


Marche commémorative ce mardi

Afin de manifester sa volonté de ne pas oublier Jaques Bino, le collectif éponyme se mobilise à Petit-Canal cet après midi, à 16h.
Le point de rendez-vous est fixé devant la mairie. S’en suivra une marche dans les rues du bourg.
 
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