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Un nourrisson hospitalisé dans un état critique

Un bébé de trois semaines a été hospitalisé dans un état critique. Son père a reconnu l’avoir violemment secoué.

© NC 1ère
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  • Julien Babel
  • Publié le
Les faits se sont déroulés le weekend dernier. Pour mettre un terme aux pleurs du bébé, le père, âgé d’une vingtaine d’années, l’a secoué.
Il a été mis en examen pour violence sur mineur par ascendant et entraînant une infirmité permanente.
La mère, âgée d’une vingtaine d’année elle aussi, a elle été mise hors de cause.


Le syndrome du bébé secoué

« Le secouement constitue toujours une infraction pénale » qu’il y ait intention ou non de causer du tort à l’enfant. Les personnes qui secouent un nourrisson n’ont pas toujours conscience des conséquences que cela peut avoir, pourtant les informations à ce sujet sont accessibles.
Dans son programme d’action en faveur des traumatisés crâniens et des blessés médullaires, datant de 2012, le secrétariat d’Etat chargé de la Santé évoque au moins 200 cas de bébés secoués qui se produiraient chaque année en France. Un chiffre fortement « sous- estimé » selon l’administration car le diagnostic peut être difficile et les signes évocateurs, parfois mal connus.
Le site internet mis en place en 2012 et spécialement consacré à la thématique du bébé secoué permet de faire de la prévention.
On y trouve également de nombreuses informations sur le syndrome ainsi que des conseils sur les conduites à tenir dans des situations propices à susciter le secouement d’un enfant part un adulte.


Raisons anatomiques et symptômes

Chez l’enfant en bas- âge, Le poids de la tête est proportionnellement trop important par rapport au reste du corps.
Quand l’enfant est secoué, la tête est projetée en avant et en arrière car il ne peut pas la maintenir droite. Le cerveau, trop petit encore pour remplir la boîte crânienne, peut alors heurter les parois osseuses ce qui déclenche une rupture des vaisseaux sanguins.

Les symptômes sont multiples, mais ils sont parfois difficiles à distinguer d’autres cas n’ayant rien à voir avec le syndrome du bébé secoué :
  • Fatigue ou somnolence
  • Vomissements
  • Malaise
  • Perte de connaissance
  • Crises d’épilepsies
  • Arrêt respiratoire
  • Arrêt cardiaque
  • Paralysie
  • Perte de la vision…

Gestes à éviter

Dans tous les cas, il convient de ne pas secouer un enfant qui pleure. Il faut éviter de le prendre et le faire bouger en faisant des mouvements de rotation comme par exemple « faire l’avion » pour le stimuler.
Le mieux est de le déposer dans un landau, et si l'on se sent sur le point de "craquer", ne pas hésiter à passer le relais en se rendant chez de la famille ou en faisant appel à un voisin par exemple.
Secouer peut tuer. Une seule fois suffit.

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