Licenciements à Fort Royal : que se passe t-il à l'hôtel de Deshaies ?

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Fort Royal
©Langley Resort
Sur une centaine d’employés, l’hôtel compte 40 guadeloupéens. 6 d’entre eux, employés en CDI, sont menacés d'être licenciés. La direction de l'hôtel évoque des motifs « économiques » mais les employés dénoncent une éviction pure et simple des personnels syndiqués.

La menace

Le 15 juillet dernier, le syndicat Force Ouvrière/ Fort Royal dénonce, l’imminence du licenciement de six membres du personnel, tous guadeloupéens et employés en contrat à durée indéterminée.
Le syndicat fait le comparatif entre la situation de ces personnels et les 90 autres, d’origine étrangère, dont aucun n’est concerné par une mesure de licenciement.
Selon les membres de FO/ Fort Royal, l’appartenance de ces six employés à une organisation syndicale ne serait pas au goût de la direction. Cette raison seule expliquerait le choix de la compagnie de se séparer d’eux.
Ecoutez, Alix Miath, l’un des six employés concernés :

Alix Miath/ FO Fort Royal

(Propos recueillis par Franck Aristide)

Communiqué

La direction de Langley Resort Fort Royal Guadeloupe n’a pas souhaité répondre à nos questions, mais a tenu à donner sa version des faits via un communiqué par mail.
Elle y indique que : « Le résultat d’exploitation a chuté négativement au titre de l’exercice clos au 31/10/13. »
Une situation qui selon Pontus Langley, gérant de Langley Resort, ne serait guère meilleure si l’on considère l’activité hôtelière de l’ensemble du groupe.
Toujours selon la direction, "le taux d’occupation de l’hôtel s’effondre à 70% en haut saison (contre 80% en 2013) et actuellement sur la basse saison il est de 42% contre 55% l’année passée".
La direction indique par ailleurs : « Nous nous acheminons vers une situation où la société Fort Royal Resort enregistrera une perte significative au terme de l’exercice en cours (31 octobre 2014) si rien n’est fait. »

Les politiques sollicités mais encore silencieux

Les personnels visés disent avoir déjà alerté les politiques de la commune et de l’ensemble du département sans réaction de leur part pour le moment.
La Région Guadeloupe, que nous avons contacté pour notre part lundi, n’a pas encore réagi.
Cette décision si elle venait à être appliquée par le groupe serait en contradiction avec les accords passés avec la collectivité. Pour rappel, en 2009, en pleine période LKP, le Conseil Régional avait formulé une requête au groupe lors d’une plénière extraordinaire début février. La collectivité évoquait ces engagements quand elle demandait alors : « l’application par le groupe Langley de l’accord déjà conclu avec la collectivité régionale prévoyant l’augmentation régulière et très significative de l’emploi local à l’hôtel Fort-Royal ».