Coronavirus : l'aquaculture s'organise face à la pandémie

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ferme aquacole océan
©Eric Stimpfling
Après la pêche, c’est l’aquaculture qui s’organise face au coronavirus. A Pointe-Noire, la ferme d’élevage Océan a du revoir tout son système de commercialisation. Les particuliers ont remplacé les restaurants et les hôtels.
C’est là, au large de la plage Caraïbe de Pointe-Noire, que la ferme aquacole Océan a installé ses cages d’élevage. Six bassins dans lesquels grandissent des ombrines oscellées, plus communément appelés loups des Caraïbes. 

"On vient de senner la cage" Vincent Thomas, technicien aquacole

Ce jour là, ces poissons sont âgés d’un an environ. ils pèsent en moyenne entre 800 grammes et un kilo chacun. Des poissons qui, jusqu’au début du confinement, faisaient les délices des restaurateurs et des hôtels de l’île. Mais Covid-19 oblige, cette clientèle a disparu, remplacée par celles des particuliers.
Ce matin, l’équipe de la ferme aquacole doit honorer une commande totale de 500 kg de loups des Caraïbes. Dès sa sortie de l’eau, le poisson est saigné puis transféré vers un bain d’eau glacée.
 

Au laboratoire

Une fois dans le laboratoire, nos pêcheurs deviennent préparateurs et troquent leur combinaison de plongée pour un tablier et une charlotte. Chaque poisson est écaillé, vidé et nettoyé. Certains sont même préparés en filets. Un travail qui se fait à la main. Alors forcément, les quantités sont limitées. 
On écoute François Herman, directeur de la ferme aquacole Océan (Pointe-Noire):

Aujourd’hui, les commandes des particuliers dépassent les 3 tonnes. De quoi assurer la pérennité de cette entreprise artisanale pour les prochaines semaines. 
 
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