Covid-19 : le Conseil d'état rejette l'ouverture des boîtes de nuit le 30 juin

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boîte de nuit
©B. Pansiot-Villon

Alors que les commerces non-essentiels ont réouvert leurs portes ce mardi 25 mai, les boîtes de nuit sont plus que jamais en difficulté face à la crise sanitaire.

Le préfet de Guadeloupe a présenté le 19 mai dernier un calendrier de sortie de confinement et des restrictions sanitaires en trois étapes clef entre le 25 mai et le 9 juin. Sous réserve que les données de l’Agence régionale de santé (ARS) restent orientées à la baisse, les ouvertures de différents lieux fermés sont envisagés. Ainsi les restaurants et les bars.

Mais grosse déception pour les amoureux des nuits dansantes, aucune sortie du tunnel n’est dessinée dans le calendrier présenté par le Conseil d'état. Le seul moment où il est fait mention des discothèques, c’est au 30 juin, et c’est pour dire qu’elles resteront fermées.

Pour le gérant de la discothèque Le Cercle au Lamentin, la situation est très compliquée à vivre. Il a une multitude d'appareils à faire tourner au minimum une fois par semaine pour qu'ils restent fonctionnels.

Silvio Gravat, gérant d'une boîte de nuit

La crise sanitaire a fait de très importants dégâts dans les finances de la boîte de nuit. 

Tout le décor a été refait. C'est 100 000 euros d'investissement au carême 2019 juste avant le Covid.

Silvio Gravat, gérant d'une boîte de nuit

 

Un investissement qui n'a pas pu être renfloué. Et il se sent laissé sur le carreau.

Je fais un gros travail sur moi-même. je prends énormément de recul. Je prends du temps pour moi parce que si je reste trop focalisé sur l’événementiel, au bout d'un moment, on risque de devenir fou entre les effets d'annonces et ce qui se passe dans la réalité.

Silvio Gravat, gérant d'une boîte de nuit

 

Une situation telle que Silvio Gravat lance un appel au secours. Il veut que sa situation soit entendue, écoutée et considérée. Il souhaiterait que les salles de réceptions réouvrent en demi-jauge avec un suivi des personnes présentes. Or, le Conseil d'état estime "que l’activité dans ces espaces clos et ouverts de nuit inclut des contacts physiques rapprochés dans un contexte festif et qu'il est très difficile d’y garantir le respect des gestes barrières et le port du masque."